Catenoy


Catenoy


Catenoy est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Catenoysiens et les Catenoysiennes.

Géographie

Localisation

La commune se situe à 61 kilomètres au sud d'Amiens, à 32 kilomètres à l'est de Beauvais, à 23 kilomètres à l'ouest de Compiègne et à 58 kilomètres au nord de Paris.

Communes limitrophes

Topographie et géologie

Le territoire se constitue en une vaste plaine dépourvue d'eau, bornée au sud par des coteaux boisés. Celui-ci comprend une colline, une vallée large et une pente allongée où commence le plateau picard, et présente des différences d'altitude assez considérables. La commune s'étend entre 53 mètres et 163 mètres au-dessus du niveau de la mer. La mairie du village se situe à 61 mètres d'altitude. Le point le plus bas se situe sur la route départementale 10, au sud-est, près de la limite communale et le point le plus élevé du territoire se trouve au sommet du bois des Côtes, au sud. Ce dernier forme un plateau dominant le centre et le nord de la commune, au sud, dont les pentes s'inclinent de 163 à 75 mètres d'altitude vers le chef-lieu. L'extrémité est de ce plateau, culmine à 157 mètres au Camp de César. Le reste de la commune est situé sur une plaine inclinée vers le sud (fond de la mare), où se trouve à son point culminant le hameau de Luchy à 113 mètres au-dessus du niveau de la mer. À l'extrême nord du territoire, la ferme du bois de Luchy se localise à 106 mètres. Le hameau de Saint-Antoine, dans le prolongement nord du village, se trouve à 66 mètres, Visigneux (au nord-est du chef-lieu) à 64 mètres, Villers (à l'est du village) à 62 mètres et Courcelles (au sud-ouest), à 62 mètres d'altitude. Au sud-est, la vallée Beudron forme une partie de la limite communale avec Sacy-le-Grand. Près de la ferme du bois de Luchy se trouve l'ancienne fosse dite du Saint-Suaire, qui témoigne de la géologie du territoire.

Le grand plateau crayeux de Picardie a sa limite sur le territoire. La craie blanche paraît au nord du village, et elle arrive même très près des coteaux du Bois des Côtes, puisqu'on la voit dans la Grande rue. Elle se montre aussi dans un affleurement entre le tertre et le hameau de Villers. Il y a près de Luchy quelques dépôts de sable peu épais. L'escarpement au-dessus du chef-lieu laisse voir dans le bas, du sable quartzeux rubané, à gros grains verts. La même disposition de sable contenant des concrétions calcaires tuberculeuses règne autour du cap qui porte le camp de César. Le plateau du camp montre des lits de sable roux et blanc. Les rognons calcaires blanc paraissent à la surface.

Le talus des coteaux est couvert d'un dépôt sablonneux formant terrasse, qui paraît avoir été transporté ou remanié par les eaux. On y trouve beaucoup de petits galets, et en plusieurs lieux des lits ou amas de coquilles fossiles brisées pareilles à celles qui accompagnaient les lignites du Soissonnais. On en voit en quantité au-dessus de Villers où les champs sont remplis de cyrènes brisées[C'est-à-dire ?].

La commune se trouve en zone de sismicité 1, c'est-à-dire très faiblement exposée aux risques de tremblement de terre.

Hydrographie et eau potable

La commune n'est arrosée par aucun cours d'eau, mais a des sources à flanc de coteau, dont les excédents éventuels, ainsi que les eaux de pluie, s'écoulent vers Nointel. Il s'agit notamment de la source du Marais, la fontaine Trinquette (la plus profonde de la commune), la fontaine Aimable (découverte au XIXe siècle), la fontaine Froide, la fontaine de Butée.

Dans la partie nord du territoire communal les puits avaient une profondeur atteignant 80 mètres. Il existait autrefois une mare et un puits sur la place du village, une autre, appelée la mare à Baccat vers l'emplacement actuel du monument aux morts, qui collectait les eaux de pluie et limitait les risques d'inondations, tont en permettant aux animaux de s'abreuver, l'ancienne mare de Villers. Elles ont été suppimées progressivement à partir des années 1960.

Celles qui subsistent sont sèches au cours des étés. On les trouve au nord et à l'ouest du village, au hameau de Saint-Antoine, ainsi qu'à la ferme de Luchy. Un réservoir se trouve également le long de la route départementale 137 dans le bois des Côtes, au sud. Les zones les plus basses du territoire, entre la D 931 et le bois des Côtes, sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes.

Voies de communications et transports

Réseau routier

La commune est desservie par la route nationale 31, reliant Rouen à Reims par Beauvais et Compiègne, et qui traverse le territoire d'ouest en est, ne touchant les habitations qu'au quartier Saint-Antoine.

Son tracé a été rectifié au XIXe siècle, en direction de Compiègne par rapport à la route précédente et au chemin antique. La chaussée a été élargie dans les années 1960 pour répondre au trafic croissant des camions. Depuis 2012, elle est déviée du hameau de Saint-Antoine par une voie express débutant à Breuil-le-Sec et se terminant provisoirement à l'est du village. Il s'agit du principal axe routier traversant le territoire. À terme, son tracé sera entièrement en deux fois deux voies jusqu'à Compiègne[réf. nécessaire]. L'ancienne route a été déclassée en RD 931 de Catenoy à Clermont en passant par Nointel.

La route départementale 10, débutant à l'est de Saint-Antoine sur la RD 931, rejoint la commune voisine de Sacy-le-Grand et se termine à Saint-Martin-Longueau. La route départementale 137, reliant Maimbeville à Noailles, arrive de cette première commune par le nord au hameau de Saint-Antoine par la rue du Maimbeville où elle croise la RD 931 puis traverse et quitte le village par le bois des Côtes par la rue de Liancourt. La route départementale 161, débute au commencement de la route départementale 10 à l'est de Saint-Antoine, suit la rue de la Gare et se dirige vers Épineuse. Plusieurs voies communales se situent sur le territoire et relient Catenoy à Nointel, la RD 137 à Courcelles, Catenoy à la route nationale 31 par Villers, la RD 137 à la RD1 61 par Luchy ainsi que Luchy à la ferme du bois de Luchy.

Transports en commun

La commune est en partie traversée par l'ancienne ligne de Rochy-Condé à Soissons, reliant en partie Beauvais à Compiègne. En même temps que l'ouverture de la ligne entre Clermont et le Bois-de-Lihus, la halte ferroviaire de Catenoy est inaugurée le . Le trafic voyageur cesse le . La voie est déclassée entre le hameau de Froyères (Choisy-la-Victoire) et Estrées-Saint-Denis en 1964, condamnant ainsi la halte de Catenoy. Aujourd'hui, la section restante est utilisée pour le trafic de marchandises et la gare a été transformée en habitation.

La gare la plus proche est celle de Liancourt-Rantigny à 6,7 kilomètres au sud-est sur la ligne de Paris-Nord à Lille. Située sur la même ligne, la gare de Clermont-de-l'Oise se trouve à 7 kilomètres à l'ouest.

La commune est desservie par le réseau Keolis Oise du conseil général de l'Oise par la C8 reliant le village à Agnetz, la LR33B de Catenoy à Breuil-le-Vert par Clermont, LR33-Renf de Clermont à Compiègne et LR33-Compiègne effectuant le même trajet. Une ligne de transports scolaires relie le village aux établissements secondaires de l'agglomération de Clermont. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal relie l'école primaire communale de Maimbeville à Catenoy et au hameau de Luchy.

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 30,6 km à l'ouest de la commune et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se trouve à 40,6 km au sud. Il n'existe aucune liaison entre la commune et ces aéroports par des transports en commun.

La Trans'Oise, voie verte reliant Beauvais à Catenoy, longe la RD 931. Elle devrait être prolongée à terme vers Compiègne. La variante de l'avenue verte reliant Londres à Paris traverse la commune par la route départementale 10 puis par les rues de Sacy-le-Grand, des Buttes, de Courcelles et de Nointel.

Le circuit de randonnée no 12 du GEP Centre Oise traverse également la commune par Courcelles, Catenoy, la vallée Beudron puis par le mont César, dans le bois des Côtes.

Milieux naturels

Hormis le tissu urbain, qui, en 2014, compose à 5,7 % la commune sur 71 hectares, la commune est constitué à 75,6 % de cultures sur 948 hectares. L'ensemble des espaces boisés que comprend le bois des Côtes au sud, le bois de Courcelles au sud-ouest, le bois de Catenoy au sud-est, le bois de Luchy au nord et une partie du bois de Favières à l'est rassemble 215 hectares pour 17,2 % de la superficie. On comte 13 hectares de terrains nus et 4 hectares de vergers et prairies,. Le bois des Côtes est constitue une Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1 et se trouve sur le passage d'un corridor écologique potentiel.

Urbanisme

Hameaux et lieux-dits

Il existe plusieurs hameaux, tous situés, comme le village, au pied du versant nord de la montagne de Liancourt ou Bois des Côtes : Courcelles, la Gare, Saint-Antoine, l'Usine, Villers et Visigneux, et deux écarts : Luchy et la ferme du bois de Luchy, bâtis en limite de la plaine picarde, presque en limite communale.

Morphologie urbaine

Le quartier Saint-Antoine, l'Usine proche, l'ancien hameau de Saint-Vaast sont groupés près de l'ancienne route nationale. Mais des constructions les ont réunis au village. Au sud du village, au bas du chemin descendant du coteau, est l'ancien hameau du Fayel, également réuni au village. À l'est de Catenoy sont, très voisins l'un de l'autre, Villers et Visigneux. Le petit hameau de Luchy, comprenant deux fermes, est à deux kilomètres et demi du centre. Plus au nord se trouve la ferme du bois de Luchy.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes « Castenetum » vers 1010, « Castiniacum », « Castenoix », « Casthenoy » et « Catte Noix » en 1726. En picard, il se prononce « Catnoé ». Ce fut tout d'abord un fundus gallo-romain. Son nom indique un lieu planté de châtaignes. Le suffixe latin -etum a laissé le y final.

L'ancien hameau du Fayel a un nom signifiant lieu où poussent les hêtres : « Fagetum ». Le hameau de Courcelles, petite cour, petit domaine, se nommait « Castenatum » vers 1169, « Corceles » en 1246. Visigneux s'appelait « Visignolium » vers 1250, « Visigneul » en 1517. Luchy fut un fundus gallo-romain, domaine de Luciacum. Villers fut ainsi nommé car c'était une possession de la maison de Villers-Saint-Paul. La ferme du bois de Luchy prit ce nom à la suite du défrichement d'une grande étendue boisée voisine de Maimbeville.

Histoire

Antiquité

En 1845 est découvert à Catenoy un tumulus qui enveloppait une sépulture renfermant entre 22 et 26 squelettes humains de l'époque préhistorique. Il se trouvait confondu avec le rempart que l'on savait remonter aux Gaulois. Il s'agissait d'une grande cavité, dallée de pierres brutes, ayant 3 à 4 mètres de côté, où les squelettes se trouvaient superposés. On y découvrit aussi de petits objets. Certains ossements portaient des traces de feu. Les silex ne provenaient pas de l'endroit, mais très certainement des carrières qui furent plus tard reconnues au nord de Catenoy et Nointel, à Fitz-James, Saint-Aubin-sous-Erquery. Il n'a pas été trouvé là des objets en bronze. Mais des découvertes indiquent que ce promontoire a été occupé par des peuples possédant l'art de polir le silex et l'art de la poterie. Un examen approfondi des lieux a fait apparaître que les Gaulois (les Bellovaques) avaient installé là une fortification. Il y fut trouvé les traces d'un refuge datant de leur civilisation. Le camp était défendu vers l'ouest, côté où il était relié au plateau, par une voie de 7 à 8 mètres d'élévation et environ 12 mètres d'épaisseur. La superficie totale occupée par l'ouvrage et ses défenses est approximativement de 4 hectares et demi.

Lorsqu'en 51 avant Jésus-Christ, les légions romaines installèrent, plus à l'ouest sur le plateau, ce qui devient le Grand camp, elles occupèrent aussi cet emplacement parfaitement situé pour la surveillance des plaines nord et est. Mais elles adaptèrent les fortifications gauloises à leur propre technique, leurs ouvrages étant de dimensions moins considérables que ceux des Bellovaques. En 1839 des sarcophages furent trouvés au camp. Plus récemment, l'exploitation de la carrière du Fayel, près de la RD 137, en a mis d'autres au jour. Ils sont mérovingiens, comme en témoigne une francisque. D'autres se trouvaient à Saint-Vaast, le hameau disparu. Cette pointe avancée, dite camp César, ne semble pas avoir plus tard joué un rôle militaire important. Une des anciennes chaussées Brunehaut, qui venait de Saint-Martin-Longueau, se séparait, sur le territoire de Sacy-le-Grand, en deux voies qui passaient : l'une (La haute-Chaussée) aux bois de Favières et de Luchy, l'autre (la Basse-Chaussée) en direction du bois de Nointel. Ce sont maintenant des chemins secondaires. À l'emplacement du hameau de Courcelles fut un castellum de la défense du Grand camp. Luchy fut un fundus gallo-romain, domaine de Luciacum.

Moyen Âge

Au Moyen Âge Catenoy fut le siège d'une châtellenie qui dépendait du comté de Beauvais. Il en est fait mention, en particulier, dans une charte du roi Robert II, de l'année 1015, sous le nom de Villa Castiniaco. Le château fort, dont il ne reste des vestiges dans le vieux mur (de 3 mètres d'épaisseur par endroits) qui entoure une partie de la mairie, fut la résidence d'été des évêques-comtes de Beauvais avant la construction du château de Bresles. Cette seigneurie disposait d'une mesure particulière pour les grains. Elle avait, sous le nom de prévôté, une justice dont le ressort fut longtemps contesté par le bailliage de Senlis et de celui de Beauvais, auquel un arrêté du parlement[Lequel ?], du , le maintint définitivement. Les rois de France avaient droit de gîte à Catenoy.

Le bourg fut dévasté en 1358, lors de la Jacquerie. Le château, détruit, ne fut pas rétabli. Cette révolte des paysans et d'une partie du clergé se termina dans la plaine entre Catenoy et Nointel, au lieu-dit le Champ de Bataille, par une lutte sanglante dans laquelle les troupes de Charles le Mauvais massacrèrent ou pendirent plusieurs centaines de révoltés. Leur chef, Guillaume Carle, fut, par ruse, attiré à Clermont et y eut la tête tranchée. Sa mort amena la dispersion de ce qui restait de ses partisans.

Un marché fut institué à Catenoy, afin de permettre de relever les ruines que des tragiques événements avaient détruites. En avril 1361, le roi Jean le Bon confirma cette institution, qui est à l'origine de la foire de la Saint-Michel. Elle se tenait le 29 septembre et a lieu maintenant le premier dimanche d'octobre.

Pendant très longtemps la seigneurie de Villers-les-Catenoy appartint à la famille de Villers-Saint-Paul, comme Labruyère et divers autres lieux. En 1352, le principal[C'est-à-dire ?] de la seigneurie consistait en un manoir, cens, champarts, vignes et comprenait aussi les voiries. Le Fayel possède encore des traces de son ancien manoir dans une construction massive en bordure de route. La paroisse a eu le titre de ville.

L'ancien hameau de Saint-Vaast eut jadis une église et un cimetière. Saint-Antoine fut le siège d'une commanderie dépendant de l'abbaye Saint-Antoine de Paris. Il en demeure la chapelle du XVe siècle, transformée en grange, et le corps d'habitation. Elle fut longtemps un hôpital.

Les habitants du hameau de Villers ont longtemps relevé de la paroisse de Choisy-la-Victoire, comme ceux de Ladrancourt (Sacy-le-Grand). Visigneux fut une agglomération médiévale. La ferme d'Orcamp fut jadis construite par les moines défricheurs de l'abbaye d'Ourscamp, d'où son nom.

Époque moderne

On trouve mention de l'acte par lequel, le les héritiers de Nicolas Thibault vendirent à Louis Béchameil de Nointel, marquis de Nointel, les fiefs de Courcelles, Fayel et Luchy. Jadis, cette population s'occupait à la terre et aux bois, les artisans eux-mêmes, comme il était l'usage dans les campagnes, cultivant quelques parcelles. La route de Liancourt venait autrefois tourner là, à angle droit, pour gagner la route royale, à 600 mètres du carrefour Saint-Antoine. Près du grand chemin de Sacy-le-Grand, au pied de la colline et de la cavée du Camp de César, était la ferme d'Orcamp. Elle avait été attribuée en 1645 à l'hospice de Liancourt par Roger du Plessis-Liancourt. Un hameau l'entourait, cité en 1608. La carte du diocèse de Beauvais de 1710 y indique un monastère au nord du chemin de Courcelles.

En 1777, la commanderie de Saint-Antoine de Catenoy est rattachée à l’ordre de Malte En 1789 la paroisse comptait 196 feux. Dans leurs cahiers de doléances, les habitants demandèrent en particulier : la suppression des aides, la réduction des impôts sur le sel et sur le tabac, que tous les impôts soient réduits à un seul, pour en faciliter la perception, qu'ils soit mis fin à l'invasion du gros gibier (cerfs, biches, sangliers) qui causaient un tort considérable aux productions de l'agriculture et qui provenaient de la capitainerie d'Halatte, bien qu'elle soit éloignée de 3 lieues. La ferme d'Orcamp a été détruite en 1820.

Époque contemporaine

De l'histoire des temps récents, les mémoires ont retenu qu'une grave épidémie de variole ayant éclaté en 1801 à Catenoy, qui décimait la population, mais qui fut rapidement arrêtée grâce à la vaccination, qui venait d'être diffusée dans le secteur par La Rochefoucauld-Liancourt, et dont le maire, Louis Prévost, s'était fait l'ardent propagandiste.

La viniculture disparait après la Révolution.

La ligne de Rochy-Condé à Soissons mise en service le , entrainant la création d'un quartier nouveau. Le service voyageur a été supprimé en 1939 et la gare a donc fermé à cette date, le trafic marchandises ayant perduré jusqu'en 1968. La gare a été démolie partiellement en 2010, mais certains bâtiments liés à l'activité ferroviaire subsistent.

Au début du XXe siècle est créé la féculerie des établissements Gouthier, qui deviendra en 1926 l'entreprise Quetol (fabricant de produits chimiques), en 1932 une usine de fabrication de l'éther et de la glycérine (entreprise Voituriez-Niormand et, en 1939, Seciven), puis l'usine de produits chimiques passée sous le contrôle de Péchiney-Saint-Gobain en 1965, de Rhône-Poulenc (Société Française d’Organo-Synthèse) en 1969, prédécesseurs de l'actuelle usine,.

Lors de la Première Guerre mondiale, Catenoy ne s'est pas trouvé sur la ligne de front, mais a accueilli l'hôpital d'évacuation no 36. Après la guerre, la Nécropole nationale de Catenoy, un important cimetière militaire, a été établi, en bordure de l'ancienne route nationale. Il a reçu encore, en mai 1965, 105 corps de victimes des derniers conflits. Y sont également inhumés un pilote australien, un britannique, un soldat russe et quatre Français tués lors de la Seconde Guerre mondiale,

La déviation de Catenoy par la route nationale 31 a été inaugurée en 2012.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve depuis 1942 dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la septième circonscription de l'Oise.

La commune appartenait au canton de Liancourt depuis le 26 ventôse an XI (), ayant été tout d'abord comprise dans celui de Sacy-le-Grand puis dans celui de Bailleul-le-Soc. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est désormais rattachée au canton de Clermont.

Intercommunalité

La commune, jusqu'alors isolée, a rejoint le la communauté de communes du Clermontois.

Liste des maires

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.

En 2017, la commune comptait 1 041 habitants, en augmentation de 3,89 % par rapport à 2012 (Oise : +1,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Pyramide des âges en 2007

La population de la commune était relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,7 %) était en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune était supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était, en 2007, la suivante :

  • 50,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,6 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 12,6 %) ;
  • 49,3 % de femmes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 24,1 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 14,8 %).

Sécurité

La brigade de gendarmerie a été transformée depuis mars 2017 en brigade territoriale de contact (BTC) dont les six militaires sont chargés, dans le cadre de la mise en place de la police de sécurité du quotidien (PSQ), de retisser les liens avec la population des 27 communes desservies.

Économie

  • Usine chimique Addivant, qui fabrique des produits antioxydants, classée Seveso,, qui emploie en 2018 soixante-quinze salariés.
  • Plate-forme d'expérimentation de la chambre d'agriculture.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La commune compte deux monuments historiques sur son territoire, l'un classé, le second inscrit.

  • Église Saint-Michel-et-Saint-Vaast, datant presque entièrement du XIIe siècle. De cette époque sont la façade, le clocher, le chœur et le nord du transept.
Les fenêtres du chœur et des deux croisillons appartiennent au style gothique rayonnant. Le portail est à plein cintre, à voussures en retrait chargées de feuillages, dont les arcs retombent sur douze colonnettes à chapitaux très fouillés : c'est ce que les archéologues appellent un portail fleuri. Au-dessus de la porte est une fenêtre ornementée, à plein cintre. Entre les contreforts de la façade sont de petites arcades romanes bouchées. Le clocher est central, carré, trapu. Chacune de ses faces est percée de deux fenêtres sous-divisées par des colonnettes du même style que celui du portail. Des cordons agrémentent le clocher, avec corniche à biseau et corbeaux variés. Il a été remanié aux XVe et XVIe siècles.
Les bras du transept, du XIIIe siècle se terminent en pignon. Celui du sud a une fenêtre avec meneau et rosace. La nef a des fenêtres modernes, à droite seulement, côté où il n'y a pas de collatéral. Il en existe un à gauche, qui est percé d'une petite porte. À l'intérieur, près du portail sont deux colonnes courtes à gros chapiteaux, entourées de fûts plus minces. De part et d'autre de ces colonnes se trouvent dans les murs des arcades bouchées qui se prolongent sur une partie des murs sud et nord. Elles ne sont pas toutes du même dessin. On trouve quatre grosse colonnes entre la nef et le collatéral. Le chœur a été construit en plein cintre. La nef et le collatéral sont lambrissés en berceau, ainsi que le transept.
Les fonts baptismaux sont constitués par une courte colonne surmontée d'un chapiteau aux sculptures frustes dont il n'est pas aisé de déterminer l'âge. Le chœur renferme le tombeau de l'amiral Jean de Chepoix, mort à Catenoy au XIVe siècle, alors qu'il sortait de la forteresse de Creil, où il a été retenu prisonnier par les Anglais au cours de la guerre de Cent Ans.
Parmi les statues que renferme l'église sont à signaler un saint Michel en bois, l'un des patrons de la paroisse et une vierge en pierre, datant du XIVe ou XVe siècle. L'église est classée monument historique depuis 1913.
  • L'oppidum du camp de César : inscrit monument historique depuis 1988.

On peut également noter :

  • L'ancienne commanderie de Saint-Antoine : elle relevait de l'ordre hospitalier de Saint-Antoine de Thébaide, fondé en 1095, par Gaston de Vallière et son fils Gérin. Il soignait les malades atteints du « mal des ardents » ou « feu de Saint-Antoine », maladie produite par l'usage de seigle ergoté.
La chapelle importante, que nous voyons aujourd'hui au quartier Saint-Antoine, est transformée en bâtiment agricole. Elle date du XVe siècle, à l'époque de la reconstruction de la maladrerie. La chapelle est enclavée dans une ferme, ancien logis de la commanderie, à laquelle on accède par une porte charretière en arc surbaissé. Dans l'arc est le blason de l'ordre hospitalier de Saint-Antoine. Malgré quelques adaptations modernes, le logis est accosté d'une tour, en pierre jusqu'au premier étage et en brique ensuite. Elle renferme un escalier à vis sans rampe ayant une main courante creusée dans la cage circulaire même. Dans le logement sont demeurées les grandes cheminées aux vastes hottes, et les murs très épais datant de l'origine de l'établissement.

La ferme dispose d’une longère rénovée et aménagée, qui accueillait autrefois une étable et une écurie. Le pigeonnier en bois restauré a gardé toute son authenticité avec son échelle et ses 480 cases d’élevage de pigeons

  • La tour de la ferme de Courcelles a conservé ses voûtes du temps où elle était manoir.
  • Nécropole nationale de Catenoy, regroupant les dépouilles de soldats morts pour la France lors des batailles de l’Oise et datant de 1921 : entretenu aux frais de l'État par le ministère des Anciens Combattants. D'une superficie de 6 830 m2, il contient 1 752 corps, en partie exhumés de cimetières militaires du département comme ceux de Catenoy, Breuil-le-Sec, Épineuse, Angicourt, Mouy, Saint- Rémy, Litz et Plessis- Villette. Le corps de soldats des cimetières de Clermont et de Creil y ont été ré-inhumés entre 1965 et 1970,.
  • Monument aux morts, édifié sur souscription publique .et implanté en 1921 dans le quartier Saint-Antoine. Au deuxième semestre 1990, il est transféré dans la rue de Liancourt, à la place d’une ancienne mare.
  • Croix.

Personnalités liées à la commune

  • Guibert de Nogent (v.1055 - v.1125), écrivain, théologien et historien, né près de Catenoy.
  • l'amiral Jean de Chépoix (14ème siècle), missionné pour préparer les croisades contre les turcs, décédé Catenoy.

Héraldique

Ce blason est entouré d’une branche de châtaignier, Catenoy signifiant « Lieu aux châtaigniers » , et d’un épi de blé, rappelant le caractère agricole de la commune. Sa partie supérieure comprend des outils d'agliculteur; la faux, la faucille et le fléau, sur un fond rouge pour rappeler que le sang a coulé lors de la Jacquerie, avec ses mêmes instruments, et, en partie basse, l’usine matérialise l’industrialisation qui a transformé Catenoy au XIXe siècle ainsi que le moulin, rappelant les trois moulins à vent de la commune.

Voir aussi

Bibliographie

  • M. Beaudry (l'abbé), « Catenoy », Procès-verbaux et communications diverses / Société archéologique et historique de Clermont, Clermont (Oise), Imprimerie du Journal de Clermont,‎ , p. 170-211 (ISSN 1160-3828, lire en ligne)
  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Paris/Autremencourt, Office d'édition du livre d'histoire, 1995 (1re édition 1968), 557 p. (ISBN 978-2-84178-053-2 et 2-84178-053-8)
  • Daniel et Emmanuel Delattre, Le Canton de Liancourt, 2000

Articles connexes

  • Église Saint-Michel-et-Saint-Vaast de Catenoy
  • Liste des communes de l'Oise

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Catenoy sur le site de l'Institut géographique national
  • « Dossier complet : Commune de Catenoy (60130) », Recensement général de la population de 2015, INSEE, (consulté le 28 juillet 2018).

Notes et références

Notes

Références

Ouvrages

  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire, , 560 p., p. 188 à 197

Autres sources

  • Portail de l’Oise
  • Portail des communes de France

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