Rosoy (Oise)


Rosoy (Oise)


Rosoy est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. La commune comprend sur son territoire le hameau d'Hardencourt.

Géographie

Localisation

À vol d'oiseau, la commune se situe à 63 kilomètres au sud d'Amiens, à 32 kilomètres à l'est de Beauvais, à 25 kilomètres au sud-ouest de Compiègne et à 54 kilomètres au nord de Paris. La commune s'étend sur 495 hectares.

Topographie et géologie

La commune est située entre la montagne de Liancourt et les marais de Sacy-le-Grand, dont une partie s'étend sur le territoire. Le hameau d'Hardencourt se trouve près du Mont Berthault. Les montagnes du Hêtre, du Moulin et de Berthaut occupent le sud du terroir. Celui-ci s'étend entre 32 mètres dans les marais de Sacy-le-Grand et culmine à 139 mètres au-dessus du niveau de la mer au sommet de la montagne de Rosoy, partie de la montagne de Liancourt comprise sur le territoire. On relève les altitudes suivantes : 44 mètres sur la D 59, à la limite avec Labruyère, 68 mètres à la limite avec Verderonne, sur le même axe routier et au hameau d'Hardencourt, 113 mètres à 121 mètres sur la montagne de Berthaut, ou montagne de Verderonne, appelée également montagne du Hêtre à son extrémité nord, du Moulin près d'Hardencourt et 136 mètres au carrefour de la Lune, en limite de Bailleval et de Labruyère, où la D 137 rencontre l'ancien chemin stratégique de Villers-Saint-Paul à Catenoy.

Les coteaux de la montagne de Liancourt sont formés d'une masse sablonneuse couronnée par des bancs de roche calcaire, le sable est gris-verdâtre, quelquefois roux, mêlé de paillettes de mica et de grains verts. Le coteau de Rosoy, qui s'étend de Liancourt à Labruyère, comprend successivement du calcaire grossier blanc friable, puis du calcaire jaunâtre ocreux pétri de nummulites, d'huîtres et de moules d'autres coquilles, une roche dure sablonneuse empâtant de nummulites, du sable jaunâtre à concrétions tuberculeuses et du sable jaune-verdâtre. On retrouve des cyrènes brisées près du chef-lieu. Certaines de ces couches, du calcaire grossier inférieur et moyen, forme plusieurs tertres entre les marais et le bois d'Hardencourt, et parvient jusqu'au pied de l'éminence qui porte le village. Sa superficie à l'aspect des sols de bruyère, on y trouve des blocs de grès lustré blanc, très dur, et des rognons ou fragments d'une roche qui a la plus grande analogie avec le calcaire silicieux. Il existe un dépôt de tourbe près d'Hardencourt, dans les marais de Sacy-le-Grand, qui marque l'origine de l'ancien grand lac de Longa Aqua. Les collines de Verderonne (du Hêtre et du Moulin) présentent un ensemble et une disposition de couches conformes en tout à celles du plateau de Liancourt, ce qui prouve leur origine commune. La commune se trouve en zone de sismicité 1. Les effondrements de terrains sont potentiels

Hydrographie

La commune ne possède pas de rivière sur son territoire. Les eaux de ses coteaux s'écoulent par des sources qui alimentent les marais et leurs étangs, situés à l'est, dans les marais de Sacy-le-Grand. Celui-ci est irrigué par des quelques canaux. Les zones les plus basses du territoire se situent au-dessus de nappes phréatiques sous-affleurantes.

Voies de communications et transports

Rosoy se situe à l'écart des grands axes de communication et n'est desservie que par une seule route départementale, la route départementale 59 reliant Liancourt à Sacy-le-Grand. Elle traverse la commune par les rues de l'Eguillon, de la Croix-Dupuis et de Labruyère. Cette route permet d'accéder à la RD 1016, voie rapide reliant Paris à Amiens, par Liancourt. Par Labruyère et Sacy-le-Grand, la route départementale 59 établit un lien avec la RN 31 Rouen - Reims. Deux voies communales (rue du Marais et rue de Hardencourt) distinctes relient le village au hameau d'Hardencourt. La rue du Prieuré, dans ce hameau, mène voie à Cinqueux, depuis où il est possible de rejoindre la RD 200, voie express Creil - Compiègne, ou la D 59 pour Pont-Sainte-Maxence.

Rosoy n'a pas de gare, la gare la plus proche étant celle de Liancourt - Rantigny à une distance de 4,5 km.

Concernant les transports en commun routiers, Rosoy est desservie par la ligne n° 8 reliant Sacy-le-Grand à Nogent-sur-Oise du réseau départemental Sud-Oise du conseil général de l'Oise, exploitée par Keolis Oise ainsi que par deux lignes de transports scolaires vers les établissements de Liancourt, Clermont et Pont-Sainte-Maxence. Son fonctionnement est cependant limité à la période scolaire, exception faite d'un aller-retour pour le marché de Liancourt, les mercredis et samedis. La commune est également desservie par une navette de regroupement pédagogique intercommunal avec les communes de Labruyère, Verderonne et Angicourt.

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 31 km à l'ouest et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 40 km au sud.

Milieux naturels

Hormis le bâti qui s'étend sur 33 hectares pour 7 % de la superficie, la commune est couverte aux trois-quarts par des espaces boisés, s'étendant du pied au sommet des coteaux de la montagne de Rosoy par les Bois du Jouart et Huon à l'ouest, entre le chef-lieu et Hardencourt par le bois Isabeau ainsi que sur la toute la partie méridionale de la montagne de Verderonne. La commune comprend également 33 hectares de zones marécageuses par les marais de Sacy-le-Grand, 22 hectares de vergers et prairies, 20 hectares de cultures ainsi que plus d'un hectare de landes,.

Les montagnes de Rosoy, de Verderonne, du Moulin et de Berthaut, en tant que bois périphériques du bois des Côtes sur la commune de Bailleval, constituent une Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1 . Les marais de Sacy-le-Grand, qui occupent le nord-est, font partie du réseau natura 2000 et sont également inscrits en Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1. Ces marais constituent une zone importante pour la protection des oiseaux (ZICO). Ces différents écosystèmes constituent des corridors écologiques potentiels.

Turnbull & Asser

Urbanisme

Hameaux et lieux-dits

Hormis le chef-lieu, la commune comporte un hameau, Hardencourt, situé à près de 2 km du chef-lieu. Il existe en outre un écart, une maison de garde près du marais.

Morphologie urbaine

Rosoy est une commune résidentielle à caractère rural, en dehors de toute agglomération.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Rosetum en 1014, Rosolium en 1061, Rozetum en 1165, Rosoy en 1217, Rozacum en 1240, Rosaium en 1257, Rosoi en 1287, Rosay en 1303, puis Rozoy. En picard, il se prononce « Rozoe ».

La forme moderne est déjà citée en 1217, la forme suivante Rosacum est une latinisation erronée, d'après les noms en -acum, souvent constatée dans ce cas. La forme Rosaium, latinisation de *Rosai montre une hésitation dialectale entre une finale en -ay / -ey (plus commune à l'ouest) et une finale en -oy (plutôt caractéristique du nord et de l'est). Ainsi note-t-on Rosay en Haute-Normandie, attesté sous la forme Rausedo en 750-775, de même étymologie. Ce toponyme est issu d’un gallo-roman *RAUSETU > comme en témoigne d'ailleurs la forme archaïque de Rosay (Seine-Maritime) en 750-775, mentionnée ci-dessus, avec passage de [t] à [d], avant amuïssement complet caractéristique de l'ancien français. Cela explique la forme actuelle Rosoy, ancien français rosoi, rosei « lieu où il y a des roseaux »,, c'est-à-dire « roselière ». En ancien français ros signifiait « roseau », le mot rosel était un diminutif, encore attesté dans certains dialectes (d'où le dérivé roselière), devenu « roseau » en français central. C'est un mot issu du vieux bas francique *raus(a), apparenté à l'allemand Rohr (cf. Schilfrohr « roseau, phragmite »). Le suffixe gallo-roman -ETU (latinisé en -etum dans les textes rédigés en latin médiéval) servait à dériver des noms de végétaux pour indiquer « un ensemble de végétaux appartenant à la même espèce ». Il est encore productif aujourd'hui sous une forme féminine issue de -ETA > -aie, d'où chênaie, hêtraie, roseraie, etc.

Une rapprochement avec le nom de la rose n'est pas justifié, bien que cette fleur apparaisse sur la plupart des blasons des communes de type Rosay, Rosoy. Outre le fait que le terme d'ancien français rosoi, rosei « lieu où il y a des roseaux » ne soit jamais attesté avec le sens de roseraie dans les textes anciens, le suffixe -ETU n'est en principe jamais associé à un nom de fleur, mais au nom d'une plante, arbuste ou arbre. Ainsi le mot roseraie est-il formé sur le nom du rosier. Il n'y a en outre, pas de formation analogue dans le sud de la France, car la variante occitane rausa n'a pas le sens général qu'a le mot roseau en français et est circonscrite à une petite partie du domaine occitan. Un village homonyme se trouve dans le même département, Rosoy-en-Multien.

Histoire

Politique et administration

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.

En 2017, la commune comptait 632 habitants, en augmentation de 4,12 % par rapport à 2012 (Oise : +1,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (9,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,8 %, 15 à 29 ans = 12,2 %, 30 à 44 ans = 28,3 %, 45 à 59 ans = 26 %, plus de 60 ans = 8,7 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 25,2 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 30,1 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 9,7 %).

Enseignement

Les communes de Rosoy, Verderonne et Labruyère gèrent l'enseignement primaire au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal.

Lieux et monuments

La commune ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.

  • Église Saint-Côme-et-Saint-Damien, rue de l'Église : Il s’agit d’un bâtiment très composite, avec clocher central, deux collatéraux, transept et deux chapelles latérales du chœur, au chevet plat. La nef et le collatéral nord forment une entité homogène, mais sont modernes, exception faite de quatre grosses colonnes et du portail occidental, qui proviennent de l’église romane initiale, marquée par la transition vers le style gothique. Le clocher carré ne comporte qu’un seul étage et présente sur chaque face deux baies plein cintre encadrées par des colonnettes. Le toit à quatre versants est couvert d’ardoise, tout comme la nef et le collatéral sud. Le chœur est éclairé à l’est par une simple baie ogivale orné de dentelures, à l’instar des baies des chapelles latérales et du transept. Comme particularité, le toit est rampant et accolé au clocher. De chaque côté, le croisillon respectif du transept et la chapelle latérale du chœur présentent un pignon commun, mais celui du nord est nettement plus élevé que celui du sud. Les murs extérieurs sont également dissemblables : celui du nord est doté de deux contreforts aux extrémités et est percé d’une unique baie, alors que celui du sud possède trois contreforts très massifs et deux baies de dimensions différentes. Le transept nord présente à l’intérieur des arcades à plein cintre figurées sur les parois,.
  • Chapelle du hameau de Hardencourt : C'est un petit bâtiment rectangulaire en briques rouges, avec des chaînages d'angle en pierre de taille, un toit couvert d'ardoise et un clocher en charpente à l'extrémité ouest du toit. La chapelle date vraisemblablement de 1807 et a été restaurée bénévolement par les habitants du hameau entre 2004 et 2007, qui la sauvent ainsi de l'effondrement.
  • Ancien prieuré templier au hameau de Hardencourt : Notamment la porte cochère ogivale au sud est bien conservée. Le reste des bâtiments conservent une grande partie des structures d'origine, mais le bâtiment a perdu son caractère suite aux remaniements successifs. L'ensemble garde toutefois un certain intérêt patrimonial, et l'aile septentrionale vient par ailleurs d'être restaurée dans le respect de l'histoire du lieu.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

  • Liste des communes de l'Oise

Liens externes

  • Rosoy sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

Références

Ouvrages

  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire, , 560 p., p. 343-347

Autres références


  • Portail de l’Oise
  • Portail des communes de France

Rosoy (Oise)


Langue des articles



Quelques articles à proximité