Sacy-le-Grand


Sacy-le-Grand


Sacy-le-Grand est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Sacyliens et les Sacyliennes.

Géographie

Localisation

La commune de Sacy-le-Grand se situe à 63 kilomètres au sud d'Amiens, à 35 kilomètres à l'est de Beauvais, à 22 kilomètres à l'ouest de Compiègne et à 57 kilomètres au nord de Paris. Avec ses 1 726 hectares, il s'agit de la commune la plus étendue de l'ancien canton de Liancourt.

Topographie et géologie

Le territoire communal comporte à l'ouest une partie des coteaux boisés de la montagne de Liancourt. Au nord-est, il s'étend dans la vaste plaine qui marque le début des terres picardes. Au sud-est se trouve le grand marais qui a remplacé le lac de Longa Aqua. Il atteint au nord les limites du canton et descend au sud jusqu'à l'allée plantée de peupliers qu'on appelait l'avenue du Château-Coutard, et qui présente un développement rectiligne de près de 7 km, entre les environs de Labruyère et le village de Saint-Martin-Longueau. Il s'avançait même au-delà de cette avenue avant la délimitation qui fut faite en 1798 entre les communes de Sacy, Monceaux, Cinqueux, Labruyère, Rosoy et Verderonne. Le chef-lieu communal, à peu près central, est rapproché d'un cap qui porte le nom de camp de César, dont une partie dépend de Sacy.

La commune s'étend entre 30 mètres et 160 mètres au-dessus du niveau de la mer. On relève les altitudes suivantes : 32 mètres sur la Petite Rivière et la Frette, 33 mètres au nord du marais, près des cressonnières, 38 mètres au carrefour des rues Jules-Ferry et du Général-de-Gaulle, 39 mètres à la ferme de Ladrancourt, 63 mètres dans la plaine, au carrefour entre la route d'Avrigny et la chaussée Brunehaut, 75 mètres à la maison de Favières, 82 au Tertre, 157 mètres en limite de la commune, près du Camp de César et 160 mètres d'altitude sur le plateau de Liancourt, en limite de Catenoy, Labruyère et Sacy-le-Grand.

La vallée Beudron constitue une partie de la limite nord-ouest de la commune. Plusieurs anciennes carrières sont présentes sur le territoire, près du tertre, au nord, et au pied du bois des Côtes.

La craie se montre en affleurement entre le Tertre et Villers-sous-Catenoy, et près des anciens moulins de Sacy. On trouve un dépôt considérable de sable au lieu-dit le « tertre de Sacy », entre le village et la route de Compiègne. Le sable y montre plusieurs mètres d'épaisseur. Il est jaune-verdâtre, mêlé de zones ochracées[C'est-à-dire ?] ou ferrugineuses. Il contient des morceaux de grès roux sans consistance et quelques petits galets. Ce dépôt est un lambeau de la grande couche sablonneuse inférieure au calcaire grossier.

Il existe un dépôt de tourbe considérable entre le chef-lieu, Saint-Martin-Longueau, Les Ageux, Monceaux et Hardancourt. Il occupe l'espace nommé bassin de Fontaine-le-Comte, emplacement d'un ancien lac qui s'étendait de l'est à l'ouest, sur une longueur de 4 km et sur une largeur moyenne d'un kilomètre. L'épaisseur de la tourbe varie d'un à 10 pieds.

La commune se trouve en zone de sismicité 1 et les coteaux du bois des Côtes peuvent être assujettis à des mouvements de terrain.

Hydrographie

La plaine au nord et à l'est est une terre dépourvue de sources et de ruisseaux. Mais, par grandes pluies, les eaux descendent par les chemins et sont dirigées vers le marais de Sacy-le-Grand. Celui-ci reçoit les eaux de sources des coteaux de Rosoy, Labruyère et Sacy. Cependant des sources, que l'on suppose importantes, se situent dans son étendue telle que la Cuiller-à-Pot, la Fontaine-Froide (en bordure de Saint-Martin-Longueau), Fontaine-le-Comte et l’Œil-Pleureur. De nombreux canaux, créés par Jean-Jacques Coutard au XVIIIe siècle parcourent cette grande étendue et desservent des étangs.

Le canal La Maure, ou Petite Rivière, longe la Grande Avenue du Château Coutard, qui est bordée de l'autre côté par la rivière de la Frette. Celle-ci constitue, sur une longueur rectiligne de 5,8 km, la limite sud de la commune. La Frette est le canal de vidange de tout le marais.

Le village est l'un des premiers qui, dans l'ancien canton de Liancourt, a bénéficié d'une distribution d'eau, grâce à un réservoir alimenté par les sources de la colline. Les marais de Sacy-le-Grand et ses environs se situent au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes.

Voies de communications et transports

Réseau routier

La commune est traversée au nord par la l'ex-RN31 de Rouen à Reims, par Clermont et Compiègne. Elle confine à l'est à l'ancienne RN 17 de Paris à Lille et Ostende,actuelle RD 1017.

Dans le village se trouvent trois routes départementales : la D10, de Catenoy à Jonquières par Saint-Martin-Longueau et Sacy-le-Petit, la D59 qui vient de Liancourt par Verderonne, Rosoy et Labruyère, et la D75 de Rouvillers à Rieux par Avrigny et Cinqueux. La D10 passe par les rues de Catenoy, Gambetta, du Général-de-Gaulle, Victor-Hugo et de Saint-Martin-Longueau avant de quitter le territoire par la ferme de Ladrancourt. La route départementale 59, rejoint la D10 par les rues de Labruyère, Pasteur et Jules-Ferry. La route départementale 75, traverse l'agglomération par les rues d'Avrigny et de Cinqueux, en croisant la route départementale 10.

Transports en commun

La ligne de Rochy-Condé à Soissons qui permettait de relier Beauvais à Compiègne coupe la limite nord du territoire sur quelques centaines de mètres. Inaugurée le 15 avril 1879 entre Clermont et le Bois-de-Lihus, le trafic voyageurs cessa le 15 mai 1939. En 1964, la voie fut déclassée entre le hameau de Froyères et Estrées-Saint-Denis. Aujourd'hui, la section restante est utilisée pour le trafic de marchandises.

La halte ferroviaire la plus proche est la gare de Rieux-Angicourt, sur la ligne de Creil à Jeumont, qui se trouve à 6,2 km kilomètres au sud. La gare de Pont-Sainte-Maxence, davantage desservie, se trouve à 7 kilomètres au sud-est.

En 2015, la commune est desservie par le réseau Kéolis Oise du département de l'Oise par les lignes LR8 se dirigeant vers Nogent-sur-Oise, LR33B-Renf et LR33B-Compiègne, reliant toutes deux Clermont à Compiègne ainsi que par plusieurs lignes de transports scolaires vers les établissements de Clermont, Liancourt et Pont-Sainte-Maxence.

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 33,5 km à l'ouest de la commune et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se trouve à 39 km au sud. Il n'existe aucune liaison entre la commune et ces aéroports par des transports en commun.

La variante de l'avenue verte Paris Londres traverse la commune par la D10. Le circuit balisé no 12 du GEP Centre Oise, débutant à Catenoy traverse le territoire par la vallée Bedron, la rue de l'égalité, la place de l'église, la rue Étienne Dolet, les marais de Sacy-le-Grand, la rue du Grand Champ et la rue des Vignes avant de rejoindre le bois des Côtes. Le circuit no 6 de cyclotourisme de l'Oise traverse le village par les D75 et D10.

Milieux naturels

En 2014, hormis l'espace bâti, qui couvre 4,7 % de la commune sur 82 hectares, le territoire est couvert à 58 % de cultures sur 1026 hectares. Les espaces boisés, comprenant les bois des Côtes, du Roi, Maillet et de Favières se retrouvent aux limites du marais de Sacy ainsi que par des petites friches aux lieux-dits le Tertre, le trou du Renard et près de la vallée Bedron. Ils représentent 16,9 % de la surface communale, sur près de 300 hectares. Les zones marécageuses du marais de Sacy s'étendent sur 210 hectares (12 %) et les vergers et prairies sur 108 hectares (6,1 %). À cet ensemble s'ajoutent 40 hectares de landes, en lisière des marais de Sacy,.

La commune comprend deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 sur son territoire : les marais de Sacy et le bois des Côtes,. Ces marais sont inscrits en zone natura 2000. Ils constituent également une zone importante pour la protection des oiseaux (ZICO). Les différents espaces boisés et marécageux sont traversés par des corridors écologiques potentiels.

Urbanisme

Écarts et lieux-dits

La commune comprend, en complément du chef-lieu, quelques écarts : la ferme de Ladrancourt, au nord des marais, sur la route de Saint-Martin-Longueau, le Pont-de-Longueau (ou Maison Pasquier), en bordure de l'ancienne RN 17 à l'extrémité est des marais, la Maison de Favières, sur la RN 31, en limite de Catenoy et la Briquerterie, qui se trouve au nord de l'agglomération.

Morphologie urbaine

Le village est très étendu. Bourbon et Lombardie sont maintenant réunis au chef-lieu, alors que la Distillerie est détruite, ainsi que le Crocq. Le Pont de Longueau présente quelques maisons en bordure de la D1017. Des maisons se sont construites vers Saint-Martin-Longueau et aussi vers la forêt, vers Labruyère.

Toponymie

Le lieu (« Sacilgran » dans le parler local) s'est appelé : « Saciacum » en 750, « Sachiacum magnum » en 1230, « Sachy-le-Grand » en 1240, « Sachiacomagne » en 1285, « Salceium » en 1287, « Zauzi » au XIVe siècle, « Sassy-le-Grant » au XVe siècle.

Le nom de Sacy est gallo-romain. Ce fut au Moyen Âge un fundus ayant pris le nom romain de « Saccius ». Ce nom fut porté en particulier par un potier dont on a retrouvé, entre autres, une jatte en terre rouge, en 1686, à Beauvais. Elle portait son nom, alors connu, « Saccus ». Selon la coutume de l'époque, le nom du domaine s'est transformé en prenant l'y final.

La ferme de Ladrancourt, fut « Landrancurte » en 1190, « Landrecourt » en 1277, « Landrencort » en 1285, « Laudrencurt » en 1345, « La Drancourt » en 1750. La première partie de cet écart, Ladre, indique une ladrerie ou léproserie, qui fut établie là.

Histoire

Les origines gallo-romaines

Les historiens n'ont pas relevé de trace de l'existence d'habitants à Sacy-le-Grand au temps des Gaulois. On sait seulement qu'il y en avait sur le promontoire dit Camp de César, situé en limite du territoire, sur Catenoy. Cependant, l'antique chemin gaulois, que suivit Jules César en 57 puis en 51 av. J.-C., passait par Sacy-le-Petit, la Tuilée, la Terre Malvoisine, immédiatement au nord de l'agglomération de Sacy-le-Grand, Orcamp, Villers, Nointel, Bailly-le-Bel, Giencourt et Béthancourtel.

Plus tard, les deux chaussées romaines allant de Senlis et Pont-Sainte-Maxence, par Saint-Martin-Longueau, d'une part vers Amiens (Haute-Chaussée Brunehaut, par les bois de Favières et de Luchy), d'autre part vers Beauvais (Basse-Chaussée Brunehaut, par le bois de Nointel), se séparaient au Tertre de Sacy. Elles sont demeurées bien visibles parmi les chemins actuels. Le Tertre présente une tombale[Quoi ?] ovale de 20 mètres sur 18 mètres et 4 mètres de hauteur. Le lac de Longa Aqua, actuel marais de Sacy, a joué un rôle lors de la seconde campagne de César contre les Bellovaques, en 51 av. J.-C. En 1804, on a découvert dans la tourbe, à 5 mètres de profondeur, une barque chargée de tuiles et briques romaines avec un vase contenant des médailles et pièces de l'époque. Dans la tourbière il fut trouvé aussi des boules d'ambre, des instruments en bronze, dont un ciseau de trois pouces et demi de longueur, qui a dû servir à tailler la pierre.

Moyen Âge

Le plus ancien document concernant la commune actuelle semble être une charte de Pépin le Bref, de 750, donnant le lieu à l'abbaye de Saint-Denis, alors désigné sous le nom de Saciacus. Puis un diplôme de Charles le Chauve, de 877, relatif à l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne, désigne une villa Sacciasus, également située dans le Beauvaisis. Les historiens n'affirment pas qu'il s'agit du même lieu. Le second serait Sacy-le-Petit. Il est d'ailleurs probable que Sacy-le-Grand et Sacy-le-Petit (éloignés de 6 kilomètres) n'ont pas été créés à la même époque. Toutefois le même nom pouvait leur être donné, qui rappelait l'existence d'un personnage important.

En 1147, les moines de l'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp, qui défrichèrent de grandes superficies dans la région, achetèrent des terres à Sacy, de même en 1277. Les abbayes de la Victoire (Senlis) et de Wariville ont possédé des biens sur le territoire, qu'elles conservèrent jusqu'à la Révolution française. L'hôpital de Clermont avait à Sacy des vignes, de la terre et une maison. Le , la comtesse de Clermont avait donné diverses parcelles, un moulin et un manoir au prieuré de Saint-Leu-d'Esserent, qui les avait encore en 1639. Il est probable que ces biens ont changé de mains à cette date. En 1238, Mahaut de Dommartin avait donné le fief du Bois de Favières (situé sur Sacy) à Jean de Villers, bailli du comté de Clermont. Cependant, l'abbaye de Saint-Martin-aux-Bois recevait la plus grosse dîme à Sacy, car elle possédait Ladrancourt. La ladrerie de Ladrancourt était primitivement une dépendance du prieuré de Saint-Martin-Longueau. Après la disparition de la lèpre, cet établissement serait devenu lui-même domaine d'un prieur qui relevait de la paroisse de Choisy-la-Victoire. La chapelle du Crocq lui fut rattachée. Elle était dédiée à saint Denis. Quelques maisons l'entouraient.

On sait que le comté de Clermont avait été donné par Saint-Louis à son sixième fils, Robert de Clermont. Huit châtellenies dépendaient de ce comté, dont celle de Sacy. Mais Robert de Clermont n'avait ces terres qu'en indivision avec les Tournelle. En 1281 et 1284, il conclut des arrangements avec les religieux de l'abbaye Saint-Lucien de Beauvais et Mathieu de La Tournelle en vue d'unifier son comté. Il obtint aussi Avrigny, Catenoy, Épineuse, Favières, Ladrancourt et Sacy-le-Grand.

Les historiens ne sont pas certains de l'emplacement du château de Sacy-le-Grand. La chronique raconte que, pendant la Grande Jacquerie de 1358, un paysan de Sacy, Germain Reveillon, fut un des chefs de la révolte. Il aurait eu avec lui Nicolas Dufour, dit Malin, de Fouilleuse, et Philippe le Boquillon, d'Avrigny.

Parmi les personnages qui possédaient des fiefs sur Sacy, en 1373, mouvant[C'est-à-dire ?] du comté de Clermont, on cite Florence de Rillon ou Rivellon, qui possédait aussi des fiefs à Rantigny. Sacy eut une maladrerie, au nord du village, qui n'était pas celle de Ladrancourt.

Époque moderne

En 1505, il était relaté à Sacy-le-Grand une rue du Lac, faisant référence au lac de Longa Aqua.

La châtellenie de Sacy passa en 1569, avec le comté, au duc de Brunswick et par lui, ensuite, aux Guise, ducs de Lorraine, qui étaient en lutte contre la couronne. Le siège de Clermont par Henri IV, en 1589, fut un épisode des guerres de Religion.

L'assèchement des marais dits de Sacy-le-Grand a été réalisé sur l'ordre de Henri IV qui, le 6 avril 1599, en avait confié l'exécution à des ingénieurs brabaçons. Mais le travail ne fut réalisé alors que partiellement. Une décision de la Chambre des comptes, du 30 août 1603, ordonna que les marais, jusque-là indivis entre les six paroisses riveraines, seraient partagés. Il fallut cependant atteindre 1798, pendant la Révolution française pour voir la réalisation de cette décision.

Le , Charles III de Lorraine vendit à Jacques de Harlay la châtellenie de Sacy constituée de droits de haute justice, moyenne et basse, cens, rente, droits de champarts, de minages, maisons, granges et pourpis, terres labourables et domaine, droits de rouage, forage, greffe, bois, taillis et prés. La seigneurie avait une prévôté royale et un notaire. Le , François de Lorraine céda le comté à Henri de Bourbon, prince de Condé. Le comté de Sacy était encore aux Bourbon en 1789.

En 1618, les commanderies Saint-Antoine de Catenoy et Saint-Jean-de-Latran de Senlis percevaient des revenus à Sacy-le-Grand. Parmi les autres fiefs de l'époque, on a relevé celui de Saint-Leu (maison et terre), de Candoire (hôtel seigneurial, terres, prés, bois, vignes), d'Argilière, et de la Fontaine (ces deux derniers sont rachetés le par Louis de Potier, baron de Gesves). Par lettres patentes du roi Louis XIII, datées de Cognac, juillet 1621, en faveur de sieur de Bizures, seigneur de Sacy, furent créées foires et marchés dans le village. Les marchés étaient fixés au dernier mercredi de chaque mois et les foires le premier jour de la Saint-Denis, en avril, le deuxième le 9 octobre, également jour de la Saint-Denis. Cette institution fut confirmée par Jacques de Longueval, seigneur d'Hardancourt et autres lieux, et plus tard, par le marquis de Villette. La seigneurie étant passée des Potier de Gesvres à Patrice du Sault, celui-ci la vendit le à Jean-Jacques Coutard (ou Coustard), conseiller au Parlement de Paris. Coutard fit construire vers le milieu du marais, immédiatement au sud de la Frette, un château considérable, entouré d'avenues, de jardins et de canaux. Il était situé sur la partie du territoire qui fut attribuée à la commune de Monceaux lors du partage de 1798. On l'appela château de Fontaine-le-Comte. Après la mort de Coutard, survenue en 1749, la châtellenie fut acquise le par Pierre-Charles de Villette.

Ce dernier fit démolir la construction du marais et utiliser les matériaux, avec d'autres provenant du domaine de Verneuil-en-Halatte, pour en édifier une nouvelle au Plessis-Longueau, à laquelle il donna le nom de Plessis-Villette. En 1763, possédant le Plessis, Bazicourt, Houdancourt, Sacy et Sarron, il obtint la création en sa faveur du marquisat du Plessis-Villette. Il mourut le . Son fils, Charles-Michel, fut député à la Convention. Les derniers fois et hommages rendus au comte de Clermont furent ceux de Jean-Jacques Coutard, le et du marquis de Villette, le . Les 1er février et eut lieu la vente du bois de Favières par Louis-Étienne d'Aubespine, marquis de Verderonne. Mais la propriété lui en fut contestée en partie par les religieux de l'abbaye de Royaumont et par Jean-Jacques Coutard. En ce qui concerne les marais, le , à défaut de partage du fond, il fut établi un procès-verbal de bornage, ces marais servant d'usage au paroisses de Cinqueux, Brenouille, Hardencourt, Labruyère, Monceaux, Rosoy, Sacy-le-Grand et Saint-Martin-Longueau.

Époque contemporaine

Au début de la Révolution française, en 1789, les habitants de Sacy demandaient à l'assemblée des États généraux le remplacement de la taille, l'abolition du monopole du sel et du tabac, des péages, la réforme des droits sur les boissons, la substitution de la corvée en nature à la corvée qui se fait en argent, par le vide de répartition qui tombe sur les taillables qui ne jouissaient que faiblement de l'avantage des grandes routes[pas clair].

Occupée autrefois aux champs et un peu aux tourbières ainsi qu'au dessèchement, la population était dans les années 1960 en très grande partie employée aux usines de la vallée de l'Oise.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve depuis 1946 dans l'arrondissement de Clermont du département de l’Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la septième circonscription de l'Oise.

La commune fut le chef-lieu du canton de Sacy-le-Grand de 1790 au (23 vendémiaire an X). En octobre 1801 les cantons de Liancourt et de Sacy-le-Grand furent supprimés au profit de ceux de Bailleul-le-Soc (auquel fut rattaché la commune), Clermont et Mouy. Le (3 ventôse an X) le canton de Liancourt était rétabli, et Sacy-le-Grand l'intégra,. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais membre du canton de Pont-Sainte-Maxence.

La commune de Labruyère, instituée lors de la Révolution française fusionna avec celle de Sacy-le-Grand du au ,.

Intercommunalité

La commune est membre de la communauté de communes des pays d'Oise et d'Halatte, créée en 1998.

Liste des maires

Démographie

Évolution démographique

La population avait été de 1300 habitants au XIVe siècle. Elle était de 469 en 1720 et 844 en 1962, dont 50 dans les écarts.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.

En 2017, la commune comptait 1 542 habitants, en augmentation de 10,14 % par rapport à 2012 (Oise : +1,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,9 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 24,9 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 48,1 % de femmes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 24,5 %).

Lieux et monuments

Sacy-le-Grand ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.

  • Église Saint-Germain, rue Gambetta / rue Étienne-Dolet : C'est un vaste édifice solidement construit, qui se démarque de la plupart des églises rurales tant par son ampleur que par l'ambition de son architecture. En même temps, sa structure est très complexe, et manque d'homogénéité stylistique du fait des nombreuses reconstructions partielles. Les travées qui flanquent le vaisseau central ne sont jamais analogues au nord et au sud. À l'origine, est une église romane de plan basilical, dont subsistent notamment les grandes arcades au nord de la nef. Les premiers remaniements et agrandissements interviennent au début du XIIIe siècle avec le large collatéral sud de la nef, et surtout le chœur, qui conserve ses deux voûtes de la première période gothique. Le réaménagement de sa grande baie orientale à la période flamboyante fait oublier sa réelle époque de construction en regardant depuis l'extérieur. Les parties les plus homogènes et les plus élégantes de l'église sont les deux travées du collatéral nord du chœur, qui sont de style gothique rayonnant tardif, et la deuxième travée du collatéral sud du chœur, qui est d'un style gothique flamboyant très pur. Du fait de l'adjonction de travées flamboyantes au nord de la dernière travée de la nef et au nord de la base du clocher, et de la reconstruction des grandes arcades au sud de la nef dans ce même style, c'est lui qui domine finalement, et il a aussi été retenu pour le voûtement d'ogives néo-gothique de la nef et du collatéral sud, au dernier quart du XIXe siècle. Grâce à la restauration assez radicale à cette époque, l'église dispose d'un clocher bâti en dur depuis 1870, et a traversé le XXe siècle sans trop se dégrader, mais le bas-côté nord roman a aussi perdu son authenticité. Sacy-le-Grand n'est plus une paroisse indépendante,.
  • Petit jardin et monument : jardin avec vasque et jet d'eau. Dans ce jardin a été transféré un monument en souvenir des militaires de la commune qui ont péri lors de la conquête du Tonkin, en particulier du sergent Grévin.
  • Marais de Sacy, RD 75 : au sud de la commune, les marais de Sacy constituent une vaste tourbière dont l'équilibre écologique est très fragile.
  • Musée du cheval de trait, rue Marcel-Vincent.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

  • Église Saint-Germain de Sacy-le-Grand
  • Liste des communes de l'Oise

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Sacy-le-Grand sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

Références

Ouvrages

  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire, , 560 p., p. 348 à 357

Autres sources

  • Portail de l’Oise
  • Portail des communes de France

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