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Jeux olympiques d'été de 2024


Jeux olympiques d'été de 2024


Les Jeux olympiques d'été de 2024, officiellement appelés les Jeux de la XXXIIIe olympiade, seront célébrés du au 11 août à Paris, en France. La ville a été officiellement désignée lors de la 131e session du CIO à Lima, au Pérou, le ,. Les villes de Hambourg, Rome et Budapest étaient également en lice jusqu'à leurs retraits, respectivement les , et  ; et la ville de Los Angeles est simultanément désignée pour organiser les Jeux olympiques de 2028, conformément à l'accord trouvé avec le CIO, le . Après Londres (1908, 1948 et 2012), Paris devient la deuxième ville à célébrer les Jeux olympiques d'été pour la troisième fois, à cent ans d'écart (1900, 1924 et 2024), avant que ce ne soit le tour de Los Angeles (1932, 1984 et 2028). L'événement reviendra à son cycle olympique traditionnel de 4 ans, après les Jeux olympiques de 2020 de Tokyo qui ont eu lieu en 2021 en raison de la pandémie de Covid-19.

Le projet « Paris 2024 » s'appuie sur 95 % de sites déjà existants ou temporaires pour un budget annoncé de 6,6 milliards d'euros. Les seules réalisations nécessaires sont un centre aquatique qui doit être construit à côté du Stade de France, une arène couverte de 7 500 places pour le basket-ball et la lutte à la porte de la Chapelle ; en outre, le village olympique sera construit à L'Île-Saint-Denis, Saint-Denis et Saint-Ouen-sur-Seine en Seine-Saint-Denis, tandis que le village des médias sera établi à Dugny. Tony Estanguet, qui dirigeait l'équipe de candidature avec Bernard Lapasset, prend la présidence du comité d'organisation des Jeux olympiques de Paris 2024, dont le directeur général est Étienne Thobois.

Le , un changement dans le calendrier est annoncé. Les JO, qui devaient initialement se dérouler du 2 au , sont avancés d'une semaine pour des raisons d'organisation. Ils se tiendront finalement du au .

Sélection de la ville hôte et double attribution des Jeux

Compte tenu des défections successives de Rome, Hambourg et Budapest, et dès le , Thomas Bach, le président du Comité international olympique, avait réfléchi à une double attribution en expliquant « nous produisons trop de [dossiers] perdants ». Le , il confirme et émet l'hypothèse d'une attribution simultanée des JO 2024 et 2028, afin de conserver les « deux excellentes candidatures » de Paris et Los Angeles, les deux dernières villes encore en course pour l'édition 2024. Cette solution assurant donc aux deux villes d'obtenir l'organisation des Jeux olympiques, en 2024 pour l'une, en 2028 pour l'autre. Le principe de la double attribution était déjà appliqué pour les olympiades de 1896 et 1900 puis celles de 1924 et 1928. Le , le maire de Los Angeles Eric Garcetti se dit favorable à cette proposition, ajoutant : « Je sais que je n'ai pas une position orthodoxe sur la question et je sais que Paris a pu dire par le passé que c'était 2024 ou rien », n'écartant pas ainsi l'idée de voir sa ville organiser les JO 2028, afin de laisser à Paris le soin d'organiser ceux de 2024.

Le , le bureau exécutif du Comité international olympique adopte à l'unanimité la recommandation du président Thomas Bach en faveur d'un double vote à Lima le , pour désigner les villes-hôtes des Jeux olympiques 2024 et 2028, soit Paris et Los Angeles dans un ordre qui reste à définir. Le , lors d'une session extraordinaire à Lausanne où les deux villes présentent leurs projets, la centaine de membres du CIO approuvent cette décision, sans surprise. Le , le CIO annonce qu'il est parvenu à un accord avec la ville californienne pour qu'elle organise l'édition 2028, Paris restant seul en lice pour l'organisation des Jeux olympiques de 2024. Le , les membres du CIO votent à l'unanimité et à main levée en faveur de l'attribution des Jeux d'été 2024 à Paris et de ceux de 2028 à Los Angeles.

Villes candidates

  • Paris, depuis le .

Candidatures abandonnées

  • Boston est sélectionnée le , mais faute de soutien populaire et après le refus de son maire, la ville renonce au projet et est remplacée par Los Angeles le .
  • Hambourg est présentée comme candidate officiellement le mais, à la suite d'un référendum auprès de la population le donnant une majorité à l'opposition à la candidature, la ville se retire,.
  • Rome, candidate officielle du au . Toutefois, le Comité olympique national italien dépose la 2e partie du dossier de candidature auprès du CIO le puis la candidature est retirée le .
  • Budapest, candidature retirée le , par le conseil municipal, à la suite de la campagne du mouvement de jeunes militants, « Momentum », qui revendique la collecte de 300 000 signatures contre la candidature, soit presque le double du total nécessaire pour déclencher l'organisation d'un référendum local dans la ville de 1,7 million d'habitants.
  • Los Angeles, candidature retirée le , se positionnant pour les Jeux olympiques d'été de 2028.

Vote

Le vote pour la double attribution des Jeux olympiques 2024 et 2028 à Paris et à Los Angeles a eu lieu le , lors de la 131e session du CIO à Lima. Les membres se sont exprimés à main levée et à l'unanimité.

MAPoleon

Sports au programme

Disciplines officielles

Le rugby et le golf, ajoutés au programme des Jeux olympiques de Rio 2016 restant maintenus pour 2020 comme pour 2024, la liste des 28 sports des Jeux de Paris doit être identique à celle des deux précédentes éditions estivales. Néanmoins, l'une des mesures de l'Agenda olympique 2020, approuvée fin , déjà appliquée pour les Jeux de Tokyo, laisse aux organisateurs la possibilité de proposer de nouveaux sports de leur choix, qui doivent ensuite être approuvés par le CIO. Pour Tokyo 2020, c'est le cas du karaté, du surf, du skateboard, de l'escalade sportive et du baseball/softball. Par ailleurs, la présence de 28 sports ne définit pas à l'avance la nature ou le nombre des différentes épreuves, ni les éventuels ajouts proposés par le comité d'organisation, le programme devant être arrêté en , lors de la session du CIO qui aura lieu à Lausanne.

La procédure des sports additionnels a lieu début 2019. Il était requis des sports demandant peu d'athlètes, pas d'infrastructures supplémentaires et populaires auprès des jeunes. Les sports choisis sont le surf, le skateboard, l'escalade, le basket-ball 3x3 et le breakdance. Ces épreuves seraient organisées sur le même site place de la Concorde dans une arène de 35 000 places, qui devrait aussi accueillir des concerts et des animations. Il n'est pas prévu d'en rajouter d'autres malgré les demandes répétées du karaté et du squash.

Le 7 décembre 2020, le programme est arrêté par la commission exécutive du CIO. Quatre sports additionnels sont confirmés : le surf, le skateboard, l'escalade et le breakdance (les trois premiers étant déjà au programme des Jeux de Tokyo précédents). De plus, plusieurs modifications d'épreuves sont effectuées, entraînant d'une part une réduction du quota d'athlètes nécessaire pour réduire la complexité d'organisation dans le contexte pandémique, et d'autre part une parité parfaite de ces Jeux avec autant d'hommes que de femmes engagés :

  • en athlétisme, une épreuve de 35 km marche mixte par équipe remplace le 50 km marche hommes en athlétisme ;
  • en canoë-kayak, deux épreuves de slalom extrême remplacent deux épreuves de sprint ;
  • en boxe, une catégorie féminine prend la place d'une catégorie masculine ;
  • en haltérophilie, quatre épreuves sont supprimées ;
  • en tir, le skeet par équipes mixtes remplace le trap par équipes mixtes ;
  • en voile, le kite en double mixte, le 470 mixte et une troisième épreuve mixte font leur apparition, tandis que le Finn et le 470 hommes et femmes sont supprimés,.

Finalement, en voile, le format mixte du kitesurf est abandonné au profit de deux épreuves, masculine et féminine ; la course au large, un temps imaginée, n'est pas retenue.

Épreuves grand public

Le comité d'organisation a souhaité créer des épreuves ouvertes au public qui se dérouleraient dans les mêmes conditions que le haut niveau. C'est déjà le cas avec le Tour de France qui organise « L'Étape du tour », où les cyclistes amateurs peuvent courir sur le tracé officiel d'une étape une journée avant les professionnels.

Le premier événement annoncé est le marathon pour tous,. Pour pouvoir y participer, plusieurs événements sont organisés pour obtenir un dossard comme le défi organisé le de concourir contre le champion Eliud Kipchoge sur une distance de 5 km ; le Kényan est parti après les 3 500 participants ; mille coureurs ont franchi la ligne d'arrivée avant le champion olympique.

Il existe également un jeu concours où les participants ont un objectif de totaliser plus de 100 000 points en réalisant du sport quotidiennement avec un tirage final le pour attribuer les dossards.

Une épreuve cycliste ouverte à tous est également prévue.

Participants

Nations participantes

Pour la première fois, le même nombre d'hommes et de femmes devrait participer aux jeux. Les places de quota sont limitées à 10 500 participants.

En date du , 90 nations se sont déjà qualifiées.

À six mois des jeux, le Comité olympique guatémaltèque était toujours suspendu par le CIO suite à une décision du , ceci empêchant les athlètes à concourir sous le drapeau/nom du pays aux Jeux olympiques. Le président Thomas Bach a accueilli fin février Bernardo Arévalo pour trouver une solution pour la réintégration le CNO.

Athlètes individuels neutres

En décembre 2023, le Comité international olympique confirme que les comités olympiques de Russie et la Biélorussie ne pourront participer aux jeux mais autorisera certains de ses athlètes à participer individuellement sous bannière neutre.

Contrairement aux jeux précédents pour la Russie, aucune couleur ni aucun symbole ne pourra faire référence aux pays et la délégation ne sera pas représenté par les emblèmes du comité olympique.

Normes de genre

Mixité

Dans la continuité de la décision de la Fédération internationale de natation, le CIO confirme qu'il autorise que des hommes participent à la natation artistique jusqu'ici réservée aux femmes. Ils pourront participer aux épreuves par équipes (libre et technique) en intégrant deux hommes maximum dans des équipes de huit, mais pas à celles des solos et duos (technique et libre).

Inclusion des sportifs intersexes et transgenres

Fin 2021, le Comité international olympique (CIO) renonce à établir des directives uniformes quant aux critères de participation des sportifs intersexes et transgenres soulignant l'absence de « consensus scientifique sur le rôle de la testostérone dans la performance dans l'ensemble des sports ». Ainsi, l’organisation considère que la prise de décision relève de la responsabilité des fédérations internationales pour chaque discipline,. Les fédérations internationales mettent à jour leurs décisions concernant les personnes trans dans le sport durant la période de qualification en 2023 dans la perspective des JO de Paris. Ainsi, la Fédération Internationale d’Athlétisme (World Athletics) décide de bannir les athlètes transgenres aux compétitions féminines, et plus précisément, « ceux qui ont connu une puberté masculine ». De plus, concernant les personnes intersexes, le seuil du taux de testostérone autorisé a été durci. Concernant la natation course, la Fédération Internationale de Natation (World Aquatics) décide de mettre en place une « catégorie ouverte » aux athlètes transgenres.

Infrastructures sportives

Les sites olympiques sont dévoilés le ,,, mais connurent de nombreux remaniements durant la procédure. Ils prennent en compte les 28 disciplines de base des Jeux olympiques et paralympiques et cinq disciplines additionnelles. La liste définitive est validée le .

Une « loi olympique » votée le déroge au droit commun de l'urbanisme pour simplifier et accélérer les projets d'aménagement afin de pouvoir les réaliser en temps requis, comme prescrit par l'article 33 de la charte olympique du CIO. Il introduit le permis de construire « à double état », qui permet une autorisation d'urbanisme unique pour deux destinations, la phase Jeux et la phase héritage, notamment pour le village olympique. Les litiges sont traités directement par la Cour administrative d'appel de Paris, sans passer d'abord d'abord par le tribunal administratif.

Le , Emmanuel Macron annonce que la cérémonie d'ouverture n'aura pas lieu dans le stade olympique mais sur la Seine. Bien que l'idée d'une cérémonie de clôture hors stade a été un instant évoqué, celle-ci aura finalement lieu dans le Stade de France.

Centre aquatique olympique

Dès l'annonce du projet de candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024, la maire d'Aubervilliers Meriem Derkaoui rappelle l’engagement qui a été fait par l'État en 2005 de construire le centre aquatique olympique à Aubervilliers et ce, quelle que soit l’issue de la candidature (pour les Jeux de 2012),.

Alors que le site de Saint-Denis a été retenu dans le projet de candidature des Jeux de 2024 pour implanter la piscine olympique de Saint-Denis, la mobilisation initiée par la maire d'Aubervilliers a finalement permis d'obtenir le respect de l’engagement de réaliser une piscine à dimension olympique au fort d'Aubervilliers dans le cadre d'un contrat d'intérêt national (CIN) signé en . L'équipement pourrait également servir de centre d'entraînement pour les sportifs olympiques. Il est construit sous maîtrise d'ouvrage de la Métropole du Grand Paris. Le 20 septembre 2021, la cour administrative d'appel de Paris a suspendu le permis de construire de la piscine d'Aubervilliers. Le 7 juillet 2022, elle donne finalement son accord au permis, le projet ayant été modifié afin de préserver les jardins ouvriers.

Les épreuves de natation étant disputées à Paris La Défense Arena, trois bassins de 50 mètres sont commandés à la société italienne Myrtha Pools (deux achats, une location). Après les compétitions, les bassins seront réutilisés à Pierreffite, Bagnolet et Sevran. L'un des trois bassins sera découpé en deux parties de 25 mètres.

Surf

Pour les épreuves de surf, sport additionnel lors des jeux, cinq candidatures, disposant de spots adaptés sont en lice pour l'accueillir : Tahiti, Bordeaux–Lacanau, La Torche, Biarritz et Capbreton–Hossegor–Seignosse.

Le , le COJO propose le site de Teahupo'o à Tahiti, arguant que les conditions météorologiques seront optimales et que ce serait la première fois que des territoires d'outre mer seraient associés aux Jeux en France. Le lieu est validé en août 2022. En raison des conséquences écologiques de la construction de la tour des juges, les épreuves olympiques de surf à Teahupoo sont contestées.

Basket-ball

Fin 2021, la Fédération internationale de basket-ball émet des doutes quant à la conformité du site de Paris Expo Porte de Versailles (Porte de Versailles) pour implanter une salle règlementaire et bien adaptée à la diffusion télévisée. En , le comité d'organisation des Jeux olympiques acte que cette épreuve sera disputée dans un autre site que celui de la porte de Versailles. En juillet 2022, les épreuves du tournoi préliminaire de basket-ball sont déplacées au stade Pierre-Mauroy de Lille, le handball faisant le chemin inverse.

Terrain des Essences

Le projet initial prévoyait une opération de dépollution et de réaménagement du terrain des Essences situé en bordure du Parc Georges-Valbon à La Courneuve. Cet espace, d'une superficie de 13 ha, était occupé auparavant par l'ancien centre de ravitaillement en hydrocarbures du ministère de la Défense.

Le Comité d'organisation y prévoyait la tenue des épreuves de tir sportif et de para-tir. Il y renonce en raison des contraintes environnementales et techniques apparues lors d'études plus approfondies. Les épreuves sont alors deplacées au Centre national de tir sportif à Châteauroux,. La Seine-Saint-Denis reçoit des compensations, notamment avec l'épreuve de para-marathon dont le départ sera donné au terrain des Essences. En juin 2022, le Bureau exécutif de Paris 2024 propose que les phases préliminaires du tournoi de boxe soient localisées au parc des expositions de Villepinte ainsi que les épreuves d'escrime du pentathlon moderne et de volley assis.

Organisation

Participation du Public par Voie Électronique (PPVE)

La participation citoyenne et la concertation ont joué un rôle essentiel dans l’organisation des Jeux olympiques de 2024. Concernant les plans, projets ou programmes nécessaires à l’organisation des Jeux olympiques, l’article 9 de la loi no 2018-202 du a créé une procédure ad hoc de consultation par voie électronique se substituant à l'enquête publique. La synthèse des informations et propositions avancées par le public doit être réalisée par un ou plusieurs garants nommés par la Commission nationale du débat public dans un délai d’un mois à partir de la fin de la participation du public par voie électronique.

La mise en comptabilité du PLUi de Plaine Commune a par exemple fait l’objet d’une Participation du Public par Voie Electronique (PPVE) du 10 juin au 12 juillet 2020. Le Plan Local d’Urbanisme (PLUi) de Plaine Commune, exécutoire depuis le 31 mars 2020, fut en effet soumis à une mise en compatibilité en raison du projet d’aménagement de la ZAC du Village Olympique et Paralympique, qui nécessitait notamment l’évolution du nombre de places de stationnement.

Organisation institutionnelle

Instances olympiques

En , Pierre-Olivier Beckers-Vieujant est nommé président de la Commission de coordination des Jeux de Paris par le président du CIO, Thomas Bach. Son vice-président était Patrick Baumann, président de la commission de coordination des Jeux de Los Angeles, jusqu'à son décès.

Le , le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJO) est créé. Il est présidé par Tony Estanguet ; le directeur général est Étienne Thobois.

En novembre 2021, Tony Estanguet, annonce la création d’une équipe d’ambassadeurs de quatre athlètes olympiques et paralympiques pour le label Terre de Jeux 2024 dont Emilie Gomis Damien Seguin, Perle Bouge, et Fabien Gilot. Le label « Terre des Jeux 2024 » vise à impliquer les collectivités de France autour des Jeux, dynamiser l'action locale et de promouvoir l’activité physique et de la pratique sportive,.

Établissement public

Une Société de livraison des ouvrages olympiques (SOLIDEO), est créée début 2018 ; il s'agit d'un établissement public présidé par Anne Hidalgo, maire de Paris. Nicolas Ferrand est nommé préfigurateur de la SOLIDEO en , puis directeur général exécutif à partir du .

Gouvernement

Pour l'organisation gouvernementale, un délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques 2024 (DIJOP) est institué en auprès du Premier ministre, et Jean Castex est nommé à cette fonction. En parallèle, il est nommé en délégué interministériel aux grands événements sportifs (DIGES), en remplacement de Nicolas Desforges. Lorsqu'il est nommé Premier ministre en , Jean Castex est remplacé aux fonctions de DIJOP et DIGES par Michel Cadot, renouvelé en .

Un comité interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques 2024 est également institué en , composé des ministres suivants : Sports, Éducation nationale, Enseignement supérieur et Recherche, Économie, Budget, Logement, Défense, Intérieur, Aménagement du territoire, Transports, Travail, Culture, Santé, Tourisme, Agriculture et Alimentation, Environnement, Europe et Affaires étrangères, Personnes handicapées, Égalité entre les femmes et les hommes.

Le DIJOP assure la présidence d'un comité de coordination composé d'un représentant de chaque ministre membre du comité interministériel, ainsi que du préfet d'Île-de-France, du préfet de police de Paris et des préfets des départements qui accueillent un site de compétition.

En , le ministère des Sports prend le nom de ministère des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques dans le nouveau gouvernement Élisabeth Borne.

Lois « olympiques »

Au dernier trimestre 2017, le Parlement débat d'un projet de loi devant concrétiser les engagements de la candidature française. Il contient notamment des dispositions pour accélérer et simplifier les procédures d'urbanisme ou d'expropriation pour finaliser le village des athlètes et des médias, l'autorisation de pavoiser les monuments historiques ou sites classés d'emblèmes olympiques du vote de la loi jusqu'en 2024, l'autorisation d'affichage publicitaire des sponsors sur les monuments historiques ou sites classés accueillant des compétitions et dans un périmètre de 500 mètres autour des lieux. La Cour des comptes est chargée d'un contrôle annuel du COJO. Pour Cécile Chaussard, maître de conférences en droit public à l'université de Bourgogne et membre du laboratoire du droit du sport, malgré les avantages concédés aux entreprises partenaires du CIO, le « projet de loi est très conforme aux lois olympiques habituelles » avec même des dispositions renforcées contre la corruption et la triche. Altérer le « déroulement normal et équitable » d'une compétition sportive serait passible de cinq ans de prison et d’une amende de 500 000 .

Une seconde « loi olympique » est promulguée le  : la moitié de ses 29 articles ont trait à la sécurité de l'événement.

Le logo de la candidature de Paris aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 figure un chiffre 2 qui croise le chiffre 4 pour former une Tour Eiffel stylisée, le tout en couleurs vives — bleu, noir, rouge, jaune et vert — correspondant au code couleurs du CIO. Ce chiffre 24 est un clin d’œil à 2024 mais aussi à 1924, année des derniers JO organisés à Paris. Comme pour les dernières olympiades, ce logo imaginé par l'agence Dragon Rouge est soupçonné de s'être inspiré d'un logo préexistant, celui de l'agence londonienne de conseil 4 Global.

Un appel d'offres est lancé en octobre 2018 pour réaliser la nouvelle identité visuelle de Paris 2024, comprenant en outre le logo, les marques dérivées, le relais de la flamme olympique, la charte graphique pour les diffuseurs officiels et l’habillage du programme culturel d’accompagnement des Jeux. Les postulants ont eu jusqu'au pour déposer leur dossier,.

Le dévoilement du logo officiel des Jeux s'est déroulé le au Grand Rex. Ce nouvel emblème et cette nouvelle typographie ont été conçus par le designer Sylvain Boyer avec les agences Royalties & Ecobranding,. Rond, il rassemble trois symboles : une médaille d'or, la flamme olympique et Marianne, symbolisée par un visage de femme mais privée de son bonnet phrygien caractéristique. La typographie dessinée fait référence à l'Art déco, mouvement artistique des années 1920, décennie pendant laquelle ont eu lieu pour la dernière fois les Jeux olympiques à Paris, en 1924. Pour la première fois, ce logo sera unique pour les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques.

Selon une enquête réalisée par l’institut OpinionWay, 83 % des Français déclarent aimer le nouvel emblème des Jeux de Paris 2024. Un autre sondage Odoxa indique que logo est jugé moderne à 71 %, original à 69 % et beau à 66 %, mais peu représentatif de la ville de Paris à 70 %. Une étude des médias sociaux par Visibrain précise que près de 550 articles de presse ont été publiés sur le nouveau logo Paris 2024 lors de son lancement, cette même étude analyse un logo globalement bien accueilli même s’il a fait l’objet d’un certain nombre de détournements,.

Une partie des internautes et des graphistes est déçue par la nouvelle identité graphique, certains la jugeant inappropriée à l'évènement, esthétiquement pauvre, avec une flamme évoquant plutôt celle de l'application Tinder ou du Front national, et un aspect général d'emblème de salon de coiffure ou d'esthéticienne,,. Le New York Post et des internautes français comme anglophones voient dans ce logo une « Karen ».

D'autres apprécient sa simplicité et l'usage d'un sujet féminin. Le journal Le Monde décrit une « typographie pure et élégante ». La journaliste Virginie Phulpin d'Europe 1 salue un « symbole de l'émancipation des femmes ». Le média Brut qualifie ainsi ce logo d'emblème historique. Libération loue que « pour une fois, Paris n'est pas symbolisé par une danseuse de French cancan ou la tour Eiffel ». Le magazine GQ remarque le passage d'un symbole strictement parisien à un autre représentant le pays tout entier. À l'international, parmi les réactions de spécialistes, le magazine de design Creative Review (en) et le graphiste américain Michael Bierut (en) l'apprécient également, contrairement au magazine Design Week.

Pictogrammes

En février 2023, les pictogrammes des 62 épreuves sportives sont officiellement présentés. Leur design, jugé complexe, suscite la critique des professionnels du graphisme. Quelques exemples figurent ci-dessous.

Épreuves préparatoires

Les premières épreuves tests à Marseille sur la marina olympique du Roucas-Blanc du 9 au , avec une grande partie de la rade réservée aux JOP du h à 20 h, se sont passés sans incident majeur, mais ont permis d'identifier des points à améliorer comme la taille des tentes. Les compétitions avaient lieu sans les 12 000 personnes attendues chaque jour en 2024 et n'ont donc pas évalué la logistique du transport.

Des épreuves test sont organisées dans certaines disciplines durant l'année précédant les Jeux. L'épreuve de nage libre prévue début dans la Seine est annulée en raison d'analyses d'eau non conformes à la suite d'orages. Deux semaines plus tard, certaines épreuves test de triathlon doivent aussi être annulées,.

Une épreuve Coupe du monde de tir à l’arc est organisée avec succès les 19 et 20 août avec des qualifications au Stade Charléty et des phases finales sur le site olympique de l'esplanade des Invalides devant quelques centaines de personnes.

En août 2023, des épreuves tests sans classement sont organisées au Château de Versailles où un ponton flottant temporaire de 60 mètres a été bâti au-dessus du canal et doit être traversé à cheval lors de l’épreuve de cross-country.

Mascottes

Les mascottes officielles sont dévoilées le 14 novembre 2022. Les Phryges du nom reprenant le bonnet phrygien, sont des personnages en forme de ce même bonnet. Ces deux mascottes avec des bras et des jambes, dont l'une des deux, Phryge paralympique, possède une prothèse à une des jambes (premier handicap visible dans l'histoire des mascottes), font partie des rares mascottes à ne pas être des animaux. Choisies en clin d’œil à la Révolution française et à l'utilisation des premiers bonnets phrygiens, ces mascottes ont été conçues par l'agence créative W et les équipes de Paris 2024. Elles se déclinent aussi avec d'autres personnages secondaires pour les accompagner, ayant chacune des personnalités affirmées différentes. Les mascottes ont été validées par un échantillon d'enfants et seront déclinées sous différents formes de produits : porte-clés, tee-shirts, peluches qui seront produites en partie par l’usine bretonne Doudou & Compagnie.

Relais de la flamme olympique

Le Relais de la flamme olympique et le Relais de la flamme paralympique ouvriront officiellement les célébrations des Jeux. L’arrivée de la flamme olympique est prévue à Marseille, le 8 mai 2024 et marque le début d’une fête continue à travers la France pendant plus de deux mois, qui se prolonge pendant les Jeux puis à l’occasion du Relais de la flamme paralympique organisé en amont de la cérémonie d’ouverture, le 28 août. Les capitaines du relais de la flamme olympique de Paris 2024 sont Laure Manaudou (championne olympique de natation), Florent Manaudou (champion olympique de natation), Mona Francis (championne d’Europe de para triathlon) et Dimitri Pavadé (médaillé d’argent aux Jeux paralympiques de Tokyo en saut en longueur).

Le 23 juin 2023, le Comité d'organisation des Jeux olympiques a dévoilé le parcours de la flamme en France. Elle traversera 64 territoires, plus de 400 villes et environ 10 000 relayeurs la porteront durant ces deux mois et demi de célébrations jusqu'à son arrivée finale à Paris pour la cérémonie d'ouverture le

Calendrier

Toutes les dates sont par rapport à l'heure locale (UTC+2).

Budget

Le budget prévisionnel de 6,8 milliards d’euros se décompose en deux parties : la première de 3,6 milliards d’euros, correspondant au montant de l'organisation des jeux, est financée par le privé (1,2 milliard de dotations du CIO, billetterie des jeux, droits de télévision, programme de sponsoring national). La seconde partie de trois milliards d’euros correspond à la construction des équipements et aux investissements (village olympique, piscine olympique et centre des médias) et doit être financée pour moitié par le privé et pour l'autre moitié par le public.

Certains économistes évoquent un phénomène de winner’s curse ou malédiction du vainqueur de l'enchère : chaque ville candidate est contrainte de surenchérir avec un projet plus mirobolant que les autres et le vainqueur est victime de la tendance aux surcoûts systématiques (le montant des dépassements représentant en moyenne 156 % du budget, et même 176 % pour les seuls jeux d’été). Les dépassements portent essentiellement sur le coût d'organisation des jeux hors infrastructures, notamment sur le coût de la sécurité non pris en compte dans un contexte marqué par les attentats,.

Les Jeux pourraient générer jusqu'à 10,7 milliards d'euros de retombées (dont 3,5 milliards d'euros pour le tourisme) et près de 250 000 emplois pérennes, selon une étude d'impact réalisée par le CDES. Mais ces estimations ne prennent pas en compte plusieurs effets, notamment l'effet de substitution (un touriste qui vient aux JO ne viendra pas le mois suivant).

Un rapport de l'Inspection générale des finances remis au gouvernement en pointait alors un risque de dépassement de 500 millions d’euros sur la facture olympique. En novembre 2022, Paris 2024 anticipe un dépassement du budget prévisionnel de 400 millions en raison de l'inflation et du surcoût sur les matières, ainsi que de l'organisation sur la Seine de la cérémonie d'ouverture.

Transports

Le projet du Grand Paris Express est apparu comme un atout de la candidature parisienne qui assurait que « 85 % des athlètes [seraient] à moins de 30 minutes de leur site de compétition ». Dès le , alors que Paris n'était pas encore officiellement candidate, le gouvernement Valls décide d'accélérer son calendrier de construction pour le prolongement de la ligne 14 ce qui permettra aux athlètes atterrissant à l'aéroport d'Orly de pouvoir se rendre en métro dans le centre de Paris, ainsi que pour les nouvelles lignes 16 et 17 (Le Mesnil-Amelot à Saint-Denis Pleyel), en correspondance à la gare de Saint-Denis Pleyel construite à cette occasion et reliée au Stade de France.

Malgré les moyens déployés, les lignes 16 et 17 pourraient ne pas être opérationnelles en 2024, ce qui conduit le COJO à étudier des solutions alternatives si les délais ne pouvaient être tenus. Selon le directeur du COJO Tony Estanguet, l'absence de la ligne 17 nécessitera d'anticiper une réorganisation.

La modernisation du réseau existant se heurte à des défis pour mener à bien de très nombreux chantiers d'ici 2024, en particulier sur l'axe du RER B. Un groupe de pilotage est constitué en octobre 2018 sous l'égide du préfet de région qui après arbitrage gouvernemental aboutit à un report du CDG Express à fin 2025, bien après les JO, les impacts travaux sur le réseau existant pour une livraison avant 2024 étant trop forts,. La Gare du Nord, la plus importante en termes de trafic ferroviaire en France devrait elle aussi connaitre une modernisation annoncée par la SNCF, la fin des travaux est prévu pour 2023.

Village des médias

Le village des médias doit trouver place au Parc des expositions du Bourget, limitrophe de l'aéroport du Bourget. L'hébergement de 2 800 journalistes sera possible dans les 1 300 logements qui doivent être construits à Dugny, au lieu-dit l'Aire des vents. Après les Jeux, les logements seront convertis en un nouveau quartier de 4 000 habitants comprenant 20 % de locataires en logement social,. Contesté par des associations, le projet est définitivement validé par la justice en juillet 2021.

Complémentaire du CIRTV (Centre International de Radio Télédiffusion) qui accueillera environ 15 000 personnes au Parc des expositions du Bourget, il est annoncé à l'été 2022 que le Centre principal de presse est repositionné au Palais des congrès de Paris (porte Maillot). En effet, la relocalisation des épreuves de volley-ball et de tir faisait qu'il ne restait que peu d'épreuves à proximité du village des médias, faisant du centre de presse un lieu trop excentré de la majorité des sites de compétition. Compte tenu de besoins moindres, seuls 700 logements seront livrés en 2024 (lots A et D), les 600 autres devant être livrés à horizon 2025,.

Cérémonies et live sites

Bien qu'initialement prévues au Stade de France, les cérémonies d’ouverture et de clôture seront organisées dans le centre de la capitale, sur la Seine.

Annoncée le par le comité olympique de Paris 2024, la cérémonie d'ouverture rassemblera près de 10 500 athlètes pour le défilé le dans 160 bateaux. Ce spectacle suivra un trajet de six kilomètres du pont d'Austerlitz, jusqu'au pont d'Iéna. Des tribunes provisoires seront aménagées tout au long de ce parcours au bord de la Seine pour que 600 000 personnes puissent y assister. C'est la première fois depuis la création des jeux olympiques modernes qu'une cérémonie d'ouverture ne se déroule pas dans un stade. Celle de 2024 sera celle avec la plus forte participation du public.

Trois espaces pour les spectateurs (live sites ou fan-zones) seront aménagés : place du Trocadéro, qui le Champions Park où défileront chaque jour les athlètes médaillés devant 15 000 personnes et parc de la Villette, qui accueillera le Club France, à Paris, ainsi qu'au parc Georges-Valbon en Seine-Saint-Denis du 25 juillet au 11 août, puis du 6 au . Paris accueillera également 22 autres sites de célébration dans la plupart des arrondissements.

Protection de l'environnement - Équité sociale - Respect des coûts

Un accord de « jumelage olympique » est signé le entre Paris et Los Angeles (ville organisatrice des Jeux olympiques de 2028), portant notamment sur leurs engagements en matière de « lutte contre le dérèglement climatique et protection de l’environnement ».

Alors que le secteur de l'événementiel recourt massivement aux générateurs diesel pour produire l’électricité utilisée lors des grands événements, ceux-ci sont remplacés pour les JOP par des alimentations électriques et les générateurs thermiques ne seront utilisés qu'en cas de secours. Le Stade de France reçoit ainsi d'Enedis deux nouveaux branchements pérennes.

Sécurité

Comme tout événement de grande ampleur les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) 2024 feront face à des menaces et des risques spécifiques. La caisse de résonance médiatique des JOP accentue les revendications politiques comme ce furent le cas lors des Jeux olympiques de 1936 ou en 1972 avec la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich. Pour faire face à l’ensemble des risques (comme une catastrophe naturelle) et aux menaces, le dispositif de sécurité est réparti entre les lieux de responsabilité privée (sites d'épreuves) et ceux de responsabilité publique (périphérie des évènements).

Dans les lieux de responsabilité privée, le comité d’organisation des JOP prévoit 45 000 volontaires et estime un besoin de 22 000 agents de sécurité. En effet, la mobilité des foules étant un facteur majeur d’ordre public, le filtrage et l’orientation des foules sont cruciales. Dans les espaces de responsabilité publique, la sécurité est assurée par l’État.

L’élaboration de la loi « sécurité globale » avait partiellement pris en compte la complexité de la sécurité des JOP avec une disposition sur les sociétés de sécurité privée. Le député Jean-Michel Fauvergue, à l'origine du texte au parlement déclare : « Sur les JO, il nous faudra au bas mot 24 ou 25 000 agents de sécurité privée. On est loin du compte ».

La loi du (seconde « loi olympique »), dont la moitié des 29 articles de la du ont trait à la sécurité. autorise l'expérimentation jusqu’au de la vidéosurveillance algorithmique qui prévoit notamment l'installation de caméras, le déploiement de drones et la connexion de leur flux vidéo à des intelligences artificielles (IA). Ces dernières pourront détecter les mouvements de foule et les goulets d'étranglement dans les transports, ainsi que traquer des suspects prédéterminés. Le texte adopté indique que les images obtenues auront « pour unique objet de détecter, en temps réel, des événements prédéterminés susceptibles de présenter ou de révéler ces risques et de les signaler »,. Le dispositif n'a pas vocation à identifier des individus, le recours aux techniques de reconnaissance faciale ou d’identification biométrique étant exclu. Les scanners corporels pourront être utilisés pour le contrôle d'accès aux sites olympiques. Les sanctions en cas d'intrusion dans une enceinte sportive ou sur un terrain de sport sont alourdies. Durant la période des JOP, le préfet de police de Paris est l’unique préfet responsable de la sécurité et de l’ordre public en Ile-de-France.

Lutte anti-dopage

La loi du renforce le dispositif de lutte antidopage en consolidant les tests existants (tests urinaires et sanguins) et en autorisant de nouvelles techniques de dépistage et d’analyse notamment les tests génétiques. Le texte permet à un laboratoire préalablement accrédité de procéder à la comparaison d’empreintes génétiques et à l’examen de caractéristiques génétiques des sportifs. Le Cojop organise la logistique des installations de contrôle, le recrutement du personnel, le prélèvement, le transport et l'analyse des échantillons collectés qui sont analysés au laboratoire antidopage d’Orsay (Essonne) selon les directives de l’International Testing Agency (ITA).

Espaces religieux

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques en collaboration avec les représentants des cultes catholique, protestant, orthodoxe, musulman, juif et bouddhiste, prévoit un espace multiconfessionnel dans le village olympique et paralympique d’une superficie d’environ 450 m2, divisé en cinq principaux espaces : un pour les religions chrétiennes (catholique, protestant et orthodoxe), et quatre autres pour chacun des autres cultes (juif, musulman, bouddhiste et hindouiste). Il prévoit d'être ouvert entre h et 23 h,.

En avril 2023, l'Église catholique par la voix du délégué du Saint-Siège lance le projet Holy Games visant à proposer un accompagnement spirituel aux athlètes ainsi qu'aux personnes en situation de précarité. Des animations sont prévues, comme une course de 10 km entre le Sacré-Cœur de Montmartre et la basilique Saint-Denis, une messe d’ouverture des Jeux olympiques. L'ensemble des actions sera principalement centralisé à l’église de la Madeleine,.

Musique

Le morceau Prologue, composé par l'artiste français Woodkid, accompagne la cérémonie de passation entre les jeux de Tokyo 2020 et de Paris 2024 qui se déroule le .

Communications

Pour absorber le fort besoin de communications du public, le partenaire Orange déploie de nouveaux réseaux 4G et 5G ainsi que de la fibre optique dans tous les bâtiments des sites de compétition et dans le village olympique.

Sponsoring

Panasonic Corporation est le premier sponsor global du CIO à avoir signé pour les JO de 2020 et 2024 dans le cadre du programme TOP X.

Le , le groupe BPCE, qui rassemble les enseignes bancaires Banque Populaire, Caisse d'Épargne, Natixis et Banque Palatine, devient le premier partenaire national de Paris 2024 au titre de Partenaire Premium. Le coût, confidentiel, devrait se situer entre 60 et 100 M€ au total.

Le , l'entreprise pétrolière Total se déclare prête à sponsoriser les JOP 2024 de Paris à condition de trouver un accord avec la maire de Paris Anne Hidalgo, et de ne pas être « cloué au pilori ». Anne Hidalgo privilégie des Jeux exemplaires sur le plan environnemental et ne souhaite pas voir un sponsor actif dans les énergies fossiles. Le suivant, Total décide de renoncer face aux doutes de la maire de Paris qui souhaite des JOP « neutres en carbone ».

L’électricien français EDF signe en un partenariat avec l’événement en devenant son fournisseur en électricité et en gaz. L'entreprise est partenaire Premium.

FDJ devient Partenaire Officiel de Paris 2024 le . C'est le troisième sponsor à signer avec Paris 2024. Le 13 avril 2021, l'entreprise Cisco (déjà sponsor en 2012, 2016 et 2020) annonce qu'elle sera l'un des partenaires officiels des Jeux olympiques et des Jeux paralympiques de Paris 2024.

En juillet 2021, c'est au tour de Decathlon d'entrer parmi les sponsors officiels. La marque française devrait notamment habiller les 45 000 volontaires qui œuvreront au cours de l'événement. En décembre 2021, Optic 2000 signe un partenariat avec Paris 2024. Il proposera notamment une collection de lunettes à l'effigie des Jeux olympiques et paralympiques. En juin 2022, le groupe Carrefour devient partenaire Premium. Son projet portera notamment sur la fourniture de produits frais et bio aux villages olympique et paralympique pour la préparation des repas des athlètes. [réf. souhaitée]

En juillet 2023, LVMH devient sponsor premium, avec un contrat d'environ 150 millions d'euros. Cela fait du groupe l'un des plus gros contributeurs : d'après Le Figaro, « C'est sensiblement au-dessus des autres partenaires premium, qui déboursent en moyenne 100 à 150 millions d'euros pour utiliser l'image olympique. Certains règlent une partie de la facture en nature (Carrefour, Orange…), ce qui ne sera que marginalement le cas pour LVMH. Le groupe apportera essentiellement du cash ».

Patrimoine

Les organisateurs veulent faire entrer l’esprit olympique au patrimoine immatériel mondial de l’Unesco.

Collection James Bond 007

Droits de diffusion

En 2015, le Comité international olympique (CIO) attribue les droits de diffusion des Jeux olympiques et paralympiques de 2018 à 2024 à Discovery et Eurosport concernant le continent européen. Cet accord, estimé à 1,3 milliard d’euros, renforce la position mondiale de Warner Bros. Discovery — maison-mère d’Eurosport — ainsi que le statut d’Eurosport comme plateforme sportive en Europe concernant la diffusion des sports olympiques.

Europe

 Europe : Warner Bros. Discovery et Eurosport

  • Allemagne : Warner Bros. Discovery / Eurosport et ARD/ZDF
  • Belgique – RTBF / VRT,
  • France : France Télévisions / Eurosport / Vià - Médias Groupe
  • Pays-Bas : NOS et Eurosport
  • Portugal : RTP1 / RTP2 et TVI
  • Royaume-Uni : BBC1 et Eurosport
  • Suisse : SSR et Eurosport

Amérique du Nord/Sud

  • Canada : ICI Radio-Canada Télé et RDS (français) / CBC et TSN (anglais)
  • Chili : Chilevisión
  • États-Unis : NBC
  • Mexique : TelevisaUnivision

Asie

  • Dentsu

Controverses

Participation des athlètes d'Ukraine, de Russie et de Biélorussie

Après l'Invasion de l'Ukraine par la Russie le , le Comité international olympique décide de ne plus organiser d'événement sportif en Russie ou en Biélorussie et qu'aucun symbole national de ces pays ne soit utilisé. Rapidement, les fédérations sportives internationales font de même et excluent ces deux pays de leurs compétitions,.

Le , le Comité international paralympique vote en faveur de l'exclusion des comités paralympiques russe et biélorusse des Jeux paralympiques d'été de 2024.

Toutefois, en janvier 2023, le CIO amorce un revirement et annonce son intention d'accepter des athlètes russes et biélorusses en tant qu'athlètes neutres. En réaction, plusieurs gouvernements européens menacent de boycotter les jeux, notamment le Danemark, la Pologne et les pays baltes. En , le président ukrainien Volodymyr Zelensky rappelle le refus de son pays de concourir en cas de présence de la Russie et de la Biélorussie. Il demande à la France d'exclure les athlètes russes et biélorusses, ce même sous bannière neutre, des jeux olympiques et paralympiques de 2024, mais ce choix relève de la seule compétence du CIO. Le ministre des sports ukrainien, Vadym Gutzeit affirme que son pays pourrait boycotter les Jeux si le CIO ne prenait pas des mesures allant dans cette direction.

Le , deux rapporteuses spéciales indépendantes des Nations Unies publient un rapport allant dans le sens d'un soutien à la réadmission d'athlètes russes et biélorusses, en félicitant cette prise de position respectant à les valeurs de la charte olympique tout en demandant à l'instance olympique mondiale de garantir la non-discrimination de tout athlète en fonction de sa nationalité. Les États-Unis saluent la volonté de réintégrer les athlètes russes et biélorusses. En mars 2023, le CIO réaffirme dans une déclaration son souhait d'inclure les athlètes russes et biélorusses sous bannière neutre, tant qu'ils ne soutenaient pas activement la guerre ; le CIO confirme également la liberté des fédérations internationales de prendre position sur la réintégrations des athlètes dans leurs compétitions internationales. Elle confirme toutefois l'exclusion des équipes ainsi que l'organisation de manifestation sportive internationale sur les territoires de Russie et Biélorussie.

Le , la Fédération internationale d'escrime, dirigée pendant quatorze ans par l’oligarque russe Alicher Ousmanov avant d'en confier l’intérim au Grec Emmanuel Katsiadakis en 2022 et au sein de laquelle l'influence russe reste forte, décide de réintégrer les athlètes et officiels russes et biélorusses pour le début de la qualification pour les Jeux de 2024. Les Jeux européens de 2023 devant se dérouler fin juin en l'absence de délégations russes et biélorusses, la FIE leur retire en mai 2023 l'aspect qualificatif pour les épreuves individuelles et organise début juin ses propres championnats d'Europe en Bulgarie.

En juillet 2023, l'Ukraine autorise les athlètes à participer aux compétitions internationales, notamment les épreuves qualificatives aux JOP, y compris en cas de présence d'athlètes russes ou biélorusses, pour peu que ceux-ci concourent sous bannière neutre,,. Lors des championnats du monde d’escrime le 27 juillet à Milan, la sabreuse ukrainienne Olha Kharlan est un temps disqualifiée pour ne pas avoir serré la main de son adversaire russe après son combat l'opposant à l'escrimeuse russe Anna Smirnova, avant que les règles ne soient modifiées pour autoriser un salut sans poignée de main et qu'Olha Kharlan ne soit repêchée pour la qualification olympique.

Le président du CIO Thomas Bach, favorable à la présence des athlètes russes, indique en juillet qu'aucune décision ne serait prise à l'occasion de la prochaine session de l'instance programmée à Bombay à la mi-octobre. Dans un entretien accordé au quotidien L'Équipe le , le président Emmanuel Macron juge qu'« il ne peut pas y avoir de drapeau russe aux Jeux de Paris ; la Russie comme pays n'a pas sa place à un moment où elle a commis des crimes de guerre ».

Le vendredi 8 décembre 2023, le Comité international olympique annonce par un communiqué autoriser les athlètes russes et biélorusses à participer sous bannière neutre et sous certaines conditions (seuls seront concernés les sportifs « individuels neutres » qui ont pu franchir l'obstacle des qualifications, ne soutiennent pas activement la guerre en Ukraine, et ne sont sous contrat ni avec l'armée ni avec des agences de sécurité nationales). La Russie a réagit par la voix de son ministre des Sports Oleg Matytsine qui dénonce une annonce « discriminatoire » et qui va « à l'encontre des principes sportifs ».

Conditions de travail

Sous-traitants

En 2023, un reportage de France 24 révèle que certains sous-traitants de Solideo emploient des travailleurs sans-papiers. Selon un syndicaliste, plusieurs sous-traitants seraient des sociétés turques qui se placeraient en liquidation en cas de problème. L'inspection du travail a créé une unité spécialisée qui a contrôlé près d'un site par jour depuis deux ans sans pouvoir mettre fin au phénomène. L'unité ne comprend que sept inspecteurs du travail pour plusieurs dizaines de sites et des milliers d’ouvriers, ce qui rend difficile son travail.

En juin 2023, c'est Franceinfo qui rend public le procès aux prud'hommes que font plusieurs travailleurs contre une dizaine d'entreprises du BTP. Ces personnes expliquent avoir travaillé « sans contrat de travail, sans fiche de paie, sans congés payés ni heures supplémentaires », et avoir subi du chantage lié à leur condition de sans-papiers. Les entreprises concernées sont Eiffage, GCC, Spie Batignolles et Vinci, les principaux maitres d'ouvrage des chantiers des Jeux olympiques, ainsi que huit sous-traitants.

Travail dissimulé des volontaires

Comme c'est le cas pour chaque occurrence des Jeux Olympiques, il est prévu de faire appel à environ 50 000 volontaires. Les tâches que ces volontaires accompliront sont parfois décrites comme du travail dissimulé, malgré le guide officiel du gouvernement qui explicite quelles sont les tâches pouvant être confiées à des bénévoles. Ainsi, les principales tâches accomplies par les volontaires des JOP seront : accueil du public et des délégations sportives, organisation, logistique, appui à la « performance sportive ».

Des collectifs anti-JOP ont, en réaction, appelé les volontaires à ne pas effectuer ce travail « gratuit », ou à porter leur situation de travail dissimulé aux prud'hommes.

La contestation porte notamment sur le fait qu'aucune rémunération n'est prévue pour les bénévoles, qui auront des amplitudes horaires similaires à un travail salarié, alors que l'événement rémunère d'autres acteurs comme les publicitaires.

Gestion interne et controverses financières

Dépassements de budget

En juin 2023, la Cour des comptes émet un rapport qui indique que le budget des Jeux est « sous-estimé », même en comptant les 400 millions d'euros supplémentaires ajoutés au budget en 2022 pour compenser l'inflation.

Enquêtes et perquisitions

Le Parquet national financier mène en 2023 deux enquêtes autour de marchés passés pour l'organisation des Jeux olympiques, notamment par rapport au COJOP, à la Solideo et à Keneo, un cabinet de conseil.

Ces enquêtes, commencées en 2017 pour l'une et en 2022 pour l'autre, visent à déterminer s'il y a eu détournement de fonds publics, favoritisme, recel de favoritisme et prise illégale d'intérêts. Il s'agit de la troisième enquête sur des sujets de détournement de fonds pendant l'organisation de Jeux olympiques d'été. Elles donnent lieu à des perquisitions en juin 2023, à plusieurs endroits dont le siège du COJOP et celui de la Solideo. En parallèle de ces enquêtes, l'Agence française anticorruption a publié en 2021 deux rapports qui indiquaient des « risques d'atteintes à la probité et de conflits d'intérêts ».

En septembre 2023, le procureur de la République financier, Jean-François Bohnert, déclare sur RTL que les enquêtes ouvertes n'ont pas révélé « de faits gravissimes de corruption ou de trafic d'influence, à ce stade » et que les investigations menées « très en amont » devraient permettre d'assurer « un déroulement serein » de la compétition.

Le 19 octobre 2023, l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) mène de nouvelles perquisitions au siège du Comité d'organisation et d'agences événementiels chargées des cérémonies d’ouverture dans le cadre d'une troisième enquête ouverte du PNF.

Conséquences sur le logement en Île-de-France

Transferts de sans-abris

Au printemps 2023, le gouvernement annonce vouloir inciter des milliers de sans-abri à quitter la région parisienne pour la province d'ici les Jeux, arguant de la saturation des centres d'hébergement d'urgence et de la baisse du nombre d'hôtels prêts à les héberger. En effet, nombre d'hôtels avaient, pendant la pandémie de Covid-19, signé des partenariats avec l'État pour accueillir des personnes vulnérables en lieu et place des touristes. Avec le renouveau du tourisme à partir de 2022, de plus en plus d'hôtels cessent leur partenariat avec l'État, diminuant de fait le nombre de places disponibles notamment en région parisienne.

Pour mettre en place ce transfert de personnes vers la province, des structures nommées « sas d’accueil temporaires régionaux » sont construites dans plusieurs villes, avec l'objectif d'y transférer les personnes résidant précédemment en Île-de-France. Ces sas sont prévus pour ne fournir qu'un hébergement temporaire, moins de trois semaines, aux personnes transférées avant de les orienter vers des centres d'hébergement plus pérennes. Ces structures sont parfois construits dans des endroits jugés « indignes » par les municipalités, et ne correspondent pas aux nombres de places disponibles dans les centres d'hébergement d'urgence de ces régions.

Les bénévoles œuvrant dans les régions concernées par ces sas expriment rapidement leur scepticisme concernant cette pratique, notamment car cette politique conduit dès mai 2023 à des expulsions de personnes précaires déjà logées et prises en charges par les associations locales, pour accueillir à la place les personnes transférées depuis la région parisienne.

Cette pratique se retrouve historiquement avant de nombreux grands événements sportifs.

Mobilisation de résidences étudiantes

Le , le compte Twitter du CNOUS annonce que l’État leur a demandé de mobiliser environ 7 % des logements des résidences universitaires, — soit 3000 étudiants — en Île-de-France pendant la période estivale, avec l'assurance pour les étudiants déplacés d'un relogement. L’objectif est de disposer d’un maximum d’hébergements au plus près des sites olympiques pour accueillir certains des personnels de l’Etat (forces de l’ordre, soignants), agents de sécurité privée et bénévoles mobilisés dans le cadre des JOP. En juillet 2023, le syndicat Solidaires étudiant-e-s saisit le tribunal administratif de Paris pour dénoncer une réquisition cachée sans concertation des étudiants concernés, ainsi que l'opacité quant à la compétence des autorités à prendre ce type de décision. Le , le juge des référés suspend la décision du CROUS de Paris en justifiant un « détournement de pouvoir » et une « atteinte excessive » aux droits des étudiants dont le bail serait réduit de deux mois à l’été 2024,. En décembre 2023, le Conseil d'État confirme la légalité des baux de dix mois au regard des relogements proposés aux étudiants le souhaitant.

En octobre 2023, la ministre des sports annonce une prime de 100 euros et deux billets pour assister aux épreuves pour les étudiants devant être relogés, sans surcoût, dans une autre résidence durant l'été.La ministre assure par ailleurs qu'après les JOP, 1 667 logements, dont 1300 en Seine-Saint-Denis, seraient créés au sein du village olympique et du village des médias à Dugny.

Prix des billets et titres de transport

Les places pour assister aux épreuves olympiques coûtent plusieurs centaines d'euros par place, ce qui les rend inaccessibles pour la majorité des supporters. En décembre 2023, c'est le président du World Athletics, Sebastian Coe, qui alerte sur le sujet, indiquant que les Jeux de Paris 2024 sont en passe de devenir les jeux les plus chers de l'histoire des Jeux Olympiques, et qu'il faut atteindre un équilibre entre rentabilité et accessibilité au grand public.

Côté titres de transport, l'Autorité Organisatrice des transports d'Île-de-France, Île-de-France Mobilités, a indiqué en décembre 2023 que les tarifs des titres de transport achetés pendant les Jeux Olympiques seraient beaucoup plus chers, qu'il s'agisse du ticket de métro (passage de 1,73€ à 4€) au forfait aéroport (passage de 11€ à 16€). Les forfaits illimités au jour et à la semaine sont quant à eux remplacés par un forfait spécifique Jeux olympiques, qu'il est possible d'acheter de manière dématérialisée.

Vente d'alcool

La vente d'alcool serait interdite dans les enceintes olympiques conformément à la loi Évin. Cependant, la consommation serait autorisée dans les zones VIP. En effet, le COJOP justifie cette décision du fait que la dérogation à l’interdiction de la vente d’alcool (10 événements par organisateur par an par commune) n'est pas adaptée compte du nombre d'événements (700 sessions de compétition sur 15 jours de compétition).

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

  • Jade Lindgaard, Paris 2024. Une ville face à la violence olympique, Paris, Éditions divergences, , 200 p. (ISBN 9791097088668)

Articles connexes

  • Candidature de Paris pour l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2024
  • Jeux paralympiques d'été de 2024
  • Cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'été de 2020
  • Prélèvement complémentaire temporaire 2011-2024 « UEFA Euro 2016 et JO 2024 »

Liens externes

  • Site officiel de Paris 2024
  • Paris 2024 sur le site officiel du Comité international olympique
  • Portail des Jeux olympiques
  • Portail des années 2020
  • Portail de Paris

Text submitted to CC-BY-SA license. Source: Jeux olympiques d'été de 2024 by Wikipedia (Historical)


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